Publié le 6 May 2026 - 10:02

DGPRE

 

En sa qualité de coprésident du groupe de travail sur la surveillance et l'évaluation, le directeur de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau (DGPRE), Dr. Bakary Faty, a pris part hier à Genève (Suisse) à l'atelier mondial sur l’utilisation des nouvelles technologies et innovations pour la surveillance, l’évaluation et le partage des données dans les bassins transfrontières. Selon lui, le monde d'aujourd’hui vit une période charnière, où les avancées technologiques offrent des opportunités sans précédent pour améliorer la surveillance, l’évaluation et le partage des données hydrologiques.

« Dans un contexte marqué par les effets croissants du changement climatique, dit-il, la pression démographique ainsi que les besoins croissants en eau, la question des données devient centrale. Car, sans données fiables, accessibles et partagées, il ne peut y avoir, ni bonne gouvernance de l’eau, ni coopération efficace entre États riverains. Les constats sont clairs : de nombreux pays font encore face à des lacunes importantes de données, d’interopérabilité des systèmes de collecte et de faibles capacités techniques ». Ainsi, selon lui, ces défis constituent aujourd’hui un frein majeur à la mise en œuvre de l’indicateur 6.5.2 des ODD relatifs à la coopération sur les eaux transfrontalières.

...Face à cette réalité, les nouvelles technologies représentent une véritable opportunité de transformation. Dr. Bakary Faty cite notamment la télémétrie et les stations hydrométriques automatiques, l’imagerie satellitaire et l’hydrologie spatiale, l’intelligence artificielle pour la prévision des crues et des sécheresses, et enfin, les plateformes de partage de données en temps réel. Toutefois, la technologie, à elle seule, ne suffit pas, car son efficacité repose sur trois piliers essentiels : dans un premier temps, la confiance entre États ; dans un deuxième temps, il faut des cadres institutionnels solides puis une volonté politique affirmée.

"La Convention sur l’Eau, que j’ai l’honneur de servir en tant que 2ème Vice-Président, constitue à cet égard un cadre unique et universel. Elle nous rappelle que le partage des données n’est pas une option, mais une obligation, et surtout un levier stratégique pour bâtir une gestion concertée et durable des ressources en eau", a-t-il précisé. Avant d'ajouter que le Sénégal, à travers la DGPRE, est pleinement engagé dans cette dynamique. "Nous avons entrepris la modernisation de notre réseau d’observation hydrologique, avec l’installation de stations automatiques, le renforcement des systèmes d’alerte précoce, et le développement de solutions innovantes pour améliorer la disponibilité et la qualité des données.

Mais, au-delà des efforts nationaux, nous sommes de ceux qui sont profondément convaincus que l’avenir de la gestion de l’eau se joue à l’échelle des bassins partagés. C’est pourquoi nous appelons à renforcer les partenariats entre États, institutions scientifiques et acteurs technologiques ; à investir davantage dans le renforcement des capacités ; et à promouvoir des solutions adaptées aux réalités locales ». Ainsi, la rencontre d’hier est attendue pour être un catalyseur d’actions concrètes, un accélérateur d’innovations utiles et un levier pour une coopération transfrontalière renforcée.  

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