Publié le 2 Apr 2026 - 15:21

Riz local

 

Le gouvernement sénégalais renforce son dispositif de soutien à la filière rizicole avec l’instauration d’une subvention de 50 F CFA par kilogramme de riz local, dans le but d’accroître la compétitivité de la production nationale et de faciliter l’écoulement des stocks.

Dans un communiqué reçu hier, le ministère de l’Industrie et du Commerce annonce une série de mesures « ambitieuses et hautement stratégiques » visant à consolider la souveraineté alimentaire du Sénégal et à soutenir une croissance économique endogène. Selon le document, cette subvention s’appliquera aux quantités de riz blanc vendues et enlevées à compter du 12 novembre 2026.

Elle vise à accompagner les acteurs de la filière, confrontés notamment à la concurrence du riz importé. Au-delà de cette mesure directe, l’État met en place un ensemble de dispositions destinées à structurer durablement le marché. Il est ainsi prévu l’arrêt des importations de riz non parfumé, à l’exception du riz 100 % brisé, ainsi que l’indexation des importations sur les achats de riz local, dans une logique incitative. Le gouvernement entend également accorder la priorité au riz sénégalais dans les achats institutionnels, conformément à une circulaire du Premier ministre.

À cela s’ajoutent des mesures visant à faciliter les échanges entre producteurs et commerçants, ainsi que le déploiement de campagnes de communication pour promouvoir la qualité et la traçabilité du riz local. À travers ces décisions, les autorités affichent une double ambition : garantir aux producteurs des débouchés sécurisés et une rémunération équitable, tout en préservant le pouvoir d’achat des consommateurs par la stabilisation des prix.

Le gouvernement appelle, dans cette dynamique, l’ensemble des acteurs économiques et sociaux, commerçants, distributeurs et consommateurs, à se mobiliser autour de cette priorité nationale. « Choisir le riz local, c’est contribuer activement à la construction d’une économie plus résiliente », souligne le communiqué. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large de réduction de la dépendance aux importations et de valorisation de la production nationale, dans un contexte marqué par les tensions sur les marchés internationaux des denrées alimentaires.

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