Publié le 14 Mar 2014 - 17:23
SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

La politique du riz en question

 

L'agence américaine pour le développement international (USAID), présente à la 15e édition de la Foire internationale de l'agriculture et des ressources animales (FIARA), veut participer à l'amélioration de la sécurité alimentaire au Sénégal, à travers le Projet Croissance Economique (PCE). L'objectif est d’accroître la productivité et la compétitivité des céréales locales pour promouvoir la sécurité alimentaire et aller à la conquête des marchés céréaliers domestiques.

Pour cela, des défis restent à relever, selon le panéliste Amadou Tidiane Ba. Comme le renforcement des services de recherche, de contrôle des semences et du personnel technique jugés essentiels pour résoudre les problèmes organisationnels.

Trois axes sont à explorer pour une bonne politique agricole, explique M. Ba : le caractère régalien de l'Etat, une bonne recherche agricole, et des producteurs qualifiés. Un dysfonctionnement pourrait rendre tout le système inopérant. «Nous ne pouvons pas développer l'agriculture sans une semence de qualité.»

Saliou Sarr, coordonnateur des programmes AGEP/ASPRODEB, a lui déploré les difficultés du stockage et de la commercialisation des semences. D'où sa proposition pour une meilleure vulgarisation de la semence pré-base pour les paysans. Mais, l'Etat doit renforcer les moyens de l'Institut sénégalais de recherche agricole (ISRA) permettant à la production locale de relever le défi de la concurrence.

''Le riz de la vallée coûte 230 000 Cfa la tonne contre  215 000 F Cfa pour celui provenant de l'Inde'', a affirmé l'expert Lassana Sakho qui suggère une logique de protection des subventions demandée aux importateurs de riz par l'exigence d'avoir un quota de riz local dans leurs stocks. Sinon, l'Etat devrait cesser de subventionner le riz, indique-t-il, mais en soutenant les producteurs qui investissent dans la filière.

Sur la promotion des investissements privés, Mamadou Diop, spécialiste en financement, s'est dit favorable à la mise en place d'un environnement qui sécurise l'investissement, une assurance agricole et enfin le développement de relations contractuelles avec les différents acteurs de la chaîne de valeur.

AIDA DIENE

 

 

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