Que retenir d’autres ?

Cette deuxième étoile, bien évidemment. Mais ça serait très réducteur de ne retenir que cela de cette campagne victorieuse au Maroc. Après la bataille de Rabat et la célébration à Dakar et un peu partout à travers le Sénégal, c'est le moment des comptes de cette épopée marocaine.
Deuxième meilleure attaque
Pour le bilan offensif, les Lions ont réussi à faire trembler 13 fois les filets adverses. Seuls les Super Eagles du Nigéria font mieux avec 14 réalisations. Pour Sadio Mané et sa bande c'est déjà mieux qu'en 2022 au Cameroun, campagne durant laquelle l'attaque sénégalaise s'est un peu moins illustrée avec 9 buts. Mais c'était lors de phase de groupe et pour les huitièmes de finale que Nicolas Jackson, le super sub, Chérif Ndiaye et la surprise offensive Pape Gueye ont eu à faire preuve de plus d'adresse dans la zone de vérité. En effet, 10 buts ont été inscrits durant les 4 premières sorties des champions en titre. Pour le reste, jusqu'en finale, c'était juste le service minimum, autrement dit, c'est par la plus petite des marges que le Sénégal a jalonné le reste du tournoi.
Une forteresse imprenable
Cette Can est aussi celle de l'apport défensif. Les Lions sont tout simplement le meilleur arrière garde de cette CAN à égalité avec le Maroc. En 7 rencontres, les hommes de Pape Thiaw n'ont concédé que 2 buts ; un phase poule face à la République Démocratique du Congo et un second contre le Soudan. Comme quoi pour espérer aller le plus loin possible dans ce genre de compétition, il faut une défense ultra solide. Il faut souligner que, comme en 2019, Edouard Mendy a été essentiel en signant notamment 5 clean sheet en 7 rencontres.
Nonobstant le fait qu'ils disputaient leur toute première CAN, le moins que l'on puisse dire c'est que les jeunes loups, peut-être portés par l'insouciance, n'ont pas déçu. Entre un El Hadj Malick Diouf au top surtout au plan offensif, un Ibrahima Mbaye dribbleur et percutant et un Mamadou Sarr qui a fait plus que pallier l'absence de Koulibaly à partir du dernier carré de la compétition, les plus jeunes de la tanière ont prouvé qu'on pouvait compter sur eux. Durant cette Coupe d'Afrique des Nations, en attendant le Mondial américain, on a peut-être assisté à un passage de flambeau entre les cadres et la jeune garde. En tout cas, la relève est d'ores et déjà assurée.
KK, PMS et Iso pas au rendez-vous
Comme en 2019 face à l'Algérie, Kalidou Koulibaly n'a pas disputé cette finale de la Can 2025. Mais contrairement à ce match décisif face à l'Algérie, l'absence de KK n'a pas été préjudiciable. Cependant ce raté, une nouvelle fois, est une vraie fausse note pour le capitaine des Lions. Car non seulement il avait déjà écopé d'un carton rouge contre le Bénin, ce qui lui avait valu de rater les huitièmes. Dès son retour il avait deux jaunes de suite : un face au Mali et un autre contre les Pharaons d'Égypte. Heureusement qu’Abdoulaye Seck et surtout Mamadou Sarr étaient là pour reconstituer cette paire en défense, à chaque fois, avec Moussa Niakhaté dont la brillante performance durant tout le tournoi contraste avec celle de son binôme et capitaine.
En dehors de l'ancien défenseur du Napoli et de Chelsea, Pape Matar Sarr, qui n'aura quasiment pas joué, et Ismaila Sarr ont été globalement en deçà de tout ce qu'on pouvait attendre d'eux. Ce qui reste assez étrange dans la mesure où, ils se faisaient plus que se débrouiller dans leurs clubs respectifs.
Pape Thiaw, on ne parlera jamais assez de l'un des principaux acteurs de cette deuxième étoile. Aujourd'hui même si une sanction de la CAF plane sur sa tête, il faut surtout retenir le rôle essentiel qu'il aura joué lors de cette campagne et même bien avant. Maintenant certains des nouveaux champions en titre ont déjà rejoint leurs clubs. Pape Thiaw aura encore l'occasion de scruter leurs différentes performances afin de concocter un groupe aussi conquérant que pour Maroc 2025, en vue d'un autre très grand tournoi qui arrive très bientôt : la Coupe du Monde.
Mamadou Diop






