Violences à l’UCAD

Plusieurs organisations de défense des droits humains ont exprimé leur « profonde préoccupation » face à la persistance des violences dans les universités publiques sénégalaises depuis plusieurs mois. Dans une déclaration conjointe, Article 19 Sénégal/Afrique de l’Ouest, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (Raddho), AfrikaJom Center, la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) et Amnesty international Sénégal dénoncent notamment les événements survenus le 9 février dernier à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar.
Les organisations condamnent « l’usage disproportionné de la force » par la police lors des interventions sur le campus, lesquelles ont entraîné la mort de l’étudiant en médecine Abdoulaye Ba ainsi que de nombreux blessés. Face à la gravité des faits, elles demandent l’ouverture d’une enquête « indépendante et impartiale » afin de faire toute la lumière sur les circonstances du décès et d’identifier les responsabilités.
Elles appellent également à ce que les auteurs présumés soient traduits en justice « dans le cadre d’un procès équitable ». Au-delà de l’enquête, les signataires réclament le retrait des forces de sécurité des universités, la libération des étudiants interpellés et le respect strict des franchises universitaires telles que consacrées par la loi n°94-79 du 24 novembre 1994.
Les organisations exhortent par ailleurs l’État à engager des concertations inclusives sur la réforme envisagée du système d’attribution et de paiement des bourses, estimant que les tensions actuelles trouvent en partie leur origine dans les difficultés sociales et financières auxquelles sont confrontés les étudiants.
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