Publié le 14 Aug 2024 - 16:17
France - LIGUE 1

AS Monaco, attention virage

 

Après un été marqué par un mercato timide, des résultats en demi-teinte et quelques blessures peu rassurantes, l’an II d’Adi Hütter à la tête de l’AS Monaco ne s’annonce pas de tout repos. Pas évident quand il s’agit de confirmer une bonne saison avec la Ligue des champions à la clé.

 

Avec sa rationalité habituelle, Adi Hütter est sorti de la victoire de ses joueurs face au FC Barcelone en faisant montre de prudence ce lundi soir. Défaire les Blaugranas dans LEUR trophée Gamper pour la première fois depuis 2012, qui plus est avec la manière (0-3), n’importe quel supporter asémiste un poil extrême le verrait comme le signe que cette année, le titre de champion de France ne peut échapper au club du Rocher. Seulement voilà, Adi Hütter est un homme rationnel. « Je ne pense pas à ça parce qu’on a gagné 3-0 à Barcelone. Personne ne s’attendait à une telle victoire, surtout après le début de la rencontre où nous avons été horribles », tempérait ainsi l’Autrichien, avant de qualifier le résultat de « surprise » qui « va donner de la confiance » avant le rendez-vous de ce samedi face à Saint-Étienne à 21h, « un match bien plus difficile ».

De fait, démarrer la saison face à un promu – même à domicile – a tout d’une rencontre piège, surtout après une préparation peu reluisante. Cette victoire de prestige contre le Barça n’est finalement qu’un cache-misère après la défaite (1-2) une semaine plus tôt face au Genoa. Un contrecoup parmi d’autres (défaite contre Servette, nuls face au Cercle Bruges et au Sturm Graz), que seule une petite victoire à Feyenoord est venue contrebalancer. Il faut dire qu’Adi Hütter n’a pas la tâche facile. Après avoir terminé deuxième de Ligue 1 et ramené l’ASM en Ligue des champions, le technicien autrichien a vu son effectif amputé des encombrants Wissam Ben Yedder (aujourd’hui sans club) et Mohamed Camara (parti au Qatar contre un gros chèque), mais aussi du trio Chrislain Matsima- Maghnes Akliouche-Soungoutou Magassa, tout juste médaillés d’argent aux Jeux olympiques, sans oublier leur coéquipier Eliesse Ben Seghir, bronzé quant à lui avec le Maroc.

Une saison Rocher’n’roll

En ajoutant le cas Youssouf Fofana, qui a autant de chance d’être transféré à l’AC Milan ou Manchester United que de prolonger dans la Principauté avec le brassard de capitaine, il n’est pas simple d’être Adi Hütter en ce moment. La partition qu’il doit composer n’a rien d’une œuvre pour chef d’orchestre débutant, en témoigne la nouvelle blessure à la cheville d’Aleksandr Golovin, à laquelle s’ajoute celle – plus problématique encore – du gardien polonais Radek Majecki, grand artisan de la formidable deuxième partie de saison de l’ASM mouture 2023-2024 et suppléé pour les deux prochains mois (au moins) par l’instable Philipp Köhn et son but et demi de moyenne encaissé à chaque titularisation.

Restait le mercato pour tenter de rêver un peu mais, là encore, difficile d’avoir la banane du côté du Rocher. Pressenti pour succéder à Ben Yedder, l’ex-Messin Georges Mikhautadze a finalement préféré faire le choix du retour aux sources en signant à Lyon et au registre des arrivées, on ne peut signaler que celles du jeune attaquant George Ilenikhena (appelé à évoluer au côté de Breel Embolo, nouvel élément central du front offensif monégasque), du milieu sénégalais Lamine Camara et, tout récemment, du défenseur Christian Mawissa, arrivé de Toulouse et déjà buteur (comme Camara) peu après son entrée en jeu dans les dernières minutes à Barcelone. Pas mal comme débuts mais, comme le disait Adi Hütter, le match contre Saint-Étienne ce samedi sera bien plus difficile. Mais maintenant on sait pourquoi : parce que l’ASM arrive à moitié prête avec un groupe encore en rodage et une équipe pas encore type. Heureusement, le tirage au sort de la Ligue des champions n’a lieu que dans deux semaines. D’ici là, les Monégasques auront encore quelques occasions de se stabiliser pour essayer d’au moins faire un peur peur à leurs futurs adversaires européens. Une année de centenaire, ça ne se fête pas seulement à coups de maillots collectors.

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