Publié le 11 Jun 2026 - 15:39
58 VILLAGES DE NDIEDIENG DANS LA RUE

Le bitumage de l’axe Ndiedieng-Lamaram réclamé

 

Les populations des 58 villages de la commune de Ndiedieng, dans le département de Kaolack, ont marché pour réclamer le bitumage de la route qui relie la commune à la localité de Lamaram.

 

Ils étaient nombreux à arborer des brassards rouges au cours d'une marche de protestation pour réclamer le bitumage de la route qui relie la commune de Ndiedieng à Lamaram. Les habitants de ladite commune disent en avoir assez des souffrances qu'ils continuent d'endurer. C'est pourquoi, pour enfin faire entendre leurs cris de cœur, la rue a été transformée en tribune pour interpeller les autorités en charge de la question.

Au total, 58 villages sont affectés par cet enclavement, du fait de l'état de cette route qui les coupe du reste de la zone. Les manifestants expliquent que, depuis des décennies, cette doléance est restée au point mort, malgré les multiples promesses faites aux habitants de la commune. Pourtant, selon eux, "ce tronçon ne fait que 9 kilomètres". Cette voie est si stratégique que les manifestants ont indiqué qu'il est urgent de trouver une solution, surtout à l'approche de l'hivernage. Car, les eaux de pluie envahissent le passage, ne laissant aucune possibilité de traverser d'un côté ou de l'autre. "La vie économique, sanitaire et sociale de toute la localité est prise en otage, aussi bien avant mais surtout pendant l'hivernage", s’insurge Malick Kébé, porte-parole du jour.

D'après Amadou Diallo, habitant d'un des villages impactés, ce qui est le plus déplorable, c'est le caractère ancien de ces doléances marquées par des promesses non tenues. « En 1996, lors de son discours à la Nation, l’ancien président Abdou Diouf avait évoqué un programme d’aménagement des axes routiers, dont celui de Ndiedieng-Lamaram. Trente ans plus tard, nous attendons toujours », regrette-t-il.

« Nous rappelons au président Bassirou Diomaye Faye, au Premier ministre et au ministre de tutelle que la commune de Ndiedieng demeure l’une des plus enclavées du département de Kaolack. Pourtant, elle ne se trouve qu’à neuf kilomètres de l’axe goudronné Keur Socé–Keur Madiabel. Le gouvernement doit agir rapidement. Ce n’est pas seulement une question de route, c’est aussi une question de santé publique et de sécurité des populations », soulignent les populations.

Les habitants de Ndiedieng se disent très surpris du retard dans l'exécution des travaux de bitumage de cet axe. « 58 villages attendent toujours la réalisation de ce projet. Nous sommes des citoyens sénégalais comme les autres et nous avons droit aux mêmes infrastructures. Depuis des années, nous assistons aux mêmes promesses sans résultats concrets », dénoncent-ils. À les en croire, l’état de la route a des conséquences dramatiques sur plusieurs secteurs essentiels. « Cette piste impraticable pénalise lourdement l’économie locale, l’accès aux soins et l’éducation. À l’approche de l’hivernage, nous craignons une nouvelle fois d’être coupés du reste du département de Kaolack, de Nioro du Rip et de la Transgambienne. Lorsque les pluies tombent, les déplacements deviennent extrêmement difficiles », insiste Elhadji Malick Kébé.

« Pendant l’hivernage, certaines femmes en travail sont transportées dans des conditions très précaires, parfois à bord de charrettes, mais compte tenu de l'enclavement en période d'hivernage, la traversée est très risquée, exposant ainsi les femmes à des risques sanitaires élevés. Seule une route bitumée pourrait résoudre ce problème et sauver des vies », indiquent les manifestants. Qui espèrent qu'après cet énième rassemblement, leurs doléances seront satisfaites.

Bachir Kane

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