Publié le 13 Jan 2013 - 21:05
BACARY SIGNATE, RESPONSABLE APR A TAMBA

''Les populations ont totalement raison d’être impatientes''

Babacry Signaté, responsable de l’Alliance pour la République (APR) à Tambacounda, dit comprendre l’impatience des populations. Mais le non moins coordonnateur national à la Cellule d’appui à la mise en œuvre des projets et programmes au ministère de l’Économie et des Finances, invite à faire preuve de compréhension.

 

 

Depuis les législatives, votre parti, l’APR, est plongé dans une profonde léthargie. Comment l’expliquez-vous ?

 

C’est à l’image de tout le pays. Tout le monde s’offusque que le parti soit dans une certaine léthargie. Moi-même, à l’occasion d’une tournée départementale que j’ai effectuée dans les 8 communautés rurales du département de Tamba, j’ai eu à rencontrer des populations qui s’offusquaient du silence total du parti. Il faudrait que le parti vive et ceux qui peuvent le faire vivre, ce sont ses militants, en particulier ses responsables. Chaque réunion, que nous tenons au niveau de la base, est un moment fort pour attirer les attentions, charmer les militants indécis et massifier le parti. On a tout à gagner pour rencontrer d’autres compatriotes dans le département avec lesquels on veut travailler. C’est seulement dans l’union que nous pouvons être fort au sein du parti et au niveau de la région. C’est ce qui motive notre rassemblement à Koussanar, le vendredi prochain.

 

Vous parlez d’union. Cela voudrait-il dire que l’APR à Tamba connaît une querelle de leadership ?

 

Je ne sais si c'est une querelle de leadership ou c’est latent. Je ne peux pas me prononcer là-dessus. En ce qui me concerne, j’ai la volonté de travailler avec tout le monde. Je me veux comme une solution et non un problème aux questions du parti. Si on prend pour prétexte cette réunion, je suis invité par un camarade de parti. Koussanar étant situé au centre du département, j’ai accepté ce choix. Il y en a qui pensent que lorsqu’une réunion ne se tient pas chez eux, c’est contre eux. J’ai insisté à ce que la réunion se tienne pour confirmer à ceux-là que nous sommes sur la même longueur d’onde. Personne ne gagne dans la division, nous n’allons pas proférer des invectives à l’endroit de qui que ce soit. Ce sera plutôt un moment de communion.

 

Êtes-vous candidat à la mairie de Tamba en 2014 ?

 

Parler de 2014, c’est un peu taquiner le bon Dieu, comme on dit. Nous venons d’entamer 2013, d’ici 2014 beaucoup de choses peuvent se passer. Je rappelle qu’en entrant en politique, je n’avais pas d’ambition personnelle. J’ai été convoqué par les parents qui ont souhaité que je devienne leur leader au niveau local. J’ai choisi l’APR et ils m’ont suivi.

 

Pourquoi avez-vous choisi l’APR ?

 

Parce que d’abord, je suis de la même génération que le président, d'autre part il m’inspire confiance de par son style managérial, ses convictions. Mieux, j’ai voulu vérifier si cet engagement des militants était réel. Nous avons battu campagne aux élections législatives et nous avons gagné, si bien que cela m’a conforté pour faire ma rentrée politique.

 

Cela fait plus de huit mois que le président est à la tête du pays. Beaucoup de sénégalais ont l’impression que les choses ne bougent pas. Comprenez-vous leur impatience ?

 

Ils ont totalement raison d’être impatients. Je comprends aussi qu’ils aient cette impression. Mais l’impression est une apparence qui n’est pas nécessairement juste. Et il faut savoir que nous venons de très loin, nous étions dans une situation chaotique. Le Sénégal est comparable à une personne qu’on vient de sauver d'une guerre, après être restée plusieurs heures sans manger ni boire. S’il ne trouve pas de nourriture sur place et que vous vous affairiez à faire la cuisine, imaginez son degré d’empressement. C’est normal, le président a hérité d’une situation extrêmement difficile. Mais j’invite nos compatriotes à un peu plus de compréhension, car le souci du président est le bien-être des populations.

 

En promettant 500 000 emplois, le président n'a-t-il pas commis une erreur au regard de la situation économique du pays ?

 

Non ce n’est pas une erreur. Je crois que l’ambition doit être à la taille des aspirations des populations. Elles doivent tout de même être réalistes. Imaginez que la situation se développe au point même qu’on réalise plus de 500 000 emplois, qu’est-ce que vous auriez dit ? S’il réalise aussi moins de 500 000 emplois, les populations doivent comprendre que le contexte dans lequel il a fait cette promesse aura évolué. Je suis sûr que ces chiffres viennent de statistiques bien calculées. Ce sont des planifications, et en matière de planification, il y a toujours des impondérables. C’est-à-dire des événements qui échappent au contrôle de l’être humain. Mais le président est déterminé à trouver des solutions aux difficultés.

 

 

PAR DAOUDA GBAYA

 

 

 

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