Conflit au ministère des mines

Le bras de fer se poursuit entre les 44 agents en cessation d’activité du ministère des Mines et de la Géologie et leur tutelle. Dans un communiqué publié le 1er septembre, le collectif dit s’inquiéter du « mutisme » du §, nommé à la tête du département le 1er juin dernier. Après 90 jours d’exercice, les agents affirment ne constater aucune avancée dans le règlement de leur situation.
Le collectif dit avoir adressé plusieurs correspondances au ministre ainsi que des demandes d’audience, restées selon lui sans suite. Il réclame notamment le règlement de 27 mois d’arriérés de salaire et de fonds communs. Au-delà de la question financière, les 44 agents réclament leur réintégration. Selon le collectif, plusieurs solutions de sortie de crise ont été proposées lors des rencontres du dialogue social par le ministère du Travail et le Front social pour la défense du travail. Il affirme toutefois que la décision de licencier les 44 agents, annoncée par le chef du personnel, demeure maintenue. Le collectif soutient également que le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo a formulé des recommandations en faveur de leur réintégration. Des recommandations qui, selon les agents, tardent à être appliquées.
...« Aucune avancée, si minime soit-elle, n’est constatée », déplore le collectif, qui évoque également les efforts du Comité technique et les interventions du président du Haut Conseil du dialogue social, Faly Seck. Les agents estiment par ailleurs être laissés pour compte alors que d’autres administrations publiques et parapubliques auraient commencé à réintégrer des travailleurs licenciés. Ils demandent ainsi que leur dossier connaisse le même traitement. Face à cette situation, le Collectif des 44 agents en cessation d’activité a décidé de passer à une nouvelle étape de sa mobilisation. Il annonce un sit-in le 15 septembre prochain devant le ministère des Mines et de la Géologie, à la sphère ministérielle Ousmane Tanor Dieng.
À travers cette mobilisation, les agents veulent protester contre les lenteurs qu’ils dénoncent et attirer une nouvelle fois l’attention des autorités sur leur situation. Ils affirment traverser ce qu’ils qualifient de « drame social » depuis plus de 800 jours. Le Collectif espère désormais une intervention des autorités afin de débloquer un dossier qui, selon lui, reste sans solution malgré les différentes démarches entreprises auprès des instances concernées.






