Publié le 31 May 2021 - 07:37

Jamra

 

L’ONG Jamra ne va pas publier la liste des homosexuels sénégalais comme souhaité par certains citoyens, après la plainte de LGBT-France "adheos" contre les khalifes du pays. Elle le fait savoir dans un communiqué reçu, hier, à EnQuête, pour éviter de ‘’reproduire la tragédie récemment notée dans un pays ouest-africain’’. ‘’ (…) Nous saurions donc gré à tous ceux qui, aujourd'hui, réclament à cors et à cris que nous rendions publique la liste des ‘gordjiguénes’ des 16 associations légalement reconnues par l'État du Sénégal, de juste se contenter d'un modeste échantillon desdites associations LGBT sénégalaises. Car, Jamra ne fera pas preuve d'autant d'irresponsabilité en révélant certains détails, comme leurs noms, prénoms, siège social, etc., au risque de reproduire la tragédie récemment notée dans un pays ouest-africain.

Où, c’est connu, des expéditions punitives anti gays furent organisées par des ‘justiciers populaires’ (…)‘’, précise l’ONG. En fait, Jamra rappelle dans son texte que dans leur communiqué de presse, en date du 29 novembre 2020, le lobby LGBT français "Adheos", après avoir qualifié Serigne Modou Lô Ngabou (Safinatou Amane) et Mame Mactar Guèye (Jamra) de ‘’dirigeants extrémistes religieux’’, tout en les comparant aux ‘’terroristes de Daesch ou de Al-Quaîda’’, avait demandé au ministre de l’Intérieur français, Gérard Darmanin, que le chef de la ‘’milice religieuse extrémiste de Touba’’, Serigne Modou Lô Ngabou, leader de Safinatoul Amane, ainsi que le vice-président de Jamra, ‘’sa vitrine associative’’, Mame Mactar Guèye, ‘’fassent l’objet d’un signalement aux fins de leur non-admission au système d’information Schengen’’.

‘’En clair, LGBT-France-Adheos demande fermement au ministre de l’Intérieur français de ‘veiller personnellement à ce que Serigne Modou Lô Ngabou et son soutien public Mame Mactar Guèye fassent l’objet d’une interdiction administrative du territoire, considérant que leur présence en France constituerait une menace grave pour l’ordre public et la sécurité intérieure’. Suite à la grande mobilisation du dimanche 23 mai dernier, initiée par le Collectif "And samm jikoyi", dont Jamra est membre fondateur, exigeant le renforcement des sanctions pénales contre les frasques provocatrices des "gordjiguénes", par le biais d'une loi criminalisant leurs abominations, les tenants du lobby LGBT France Adheos sont revenus à la charge’’, rapporte Jamra. En sus de Safinatou Amane et de l'ONG islamique Jamra, notre source souligne qu’ils ont à présent élargi leur plainte en y incluant nos honorables Khalifes généraux, qui ont signé la pétition de "And sameu Jikko-yi", ainsi que les responsables de cette coalition.

‘’Il n'en fallut pas plus pour que Jamra soit assaillie, par Mail et Messenger, de messages d'indignation, bien comprise, de la part de compatriotes de divers segments sociaux, réclamant une application de la réciprocité, en demandent notamment à Jamra de rendre publique la liste d'éminents "boroom ñaari turr" sénégalais, que Jamra détient par devers elle. Certains "followers" y vont même jusqu'à étayer leurs revendications par des "flashback" du spectaculaire contentieux judiciaire ayant opposé, en 1985, Jamra à la loge maçonnique de Dakar’’, lit-on dans le texte de Jamra.

 

Section: