“Un casting pas trop rassurant dès l’entame d’un match”

À la suite de la rencontre remportée par le Sénégal face à l’Irak (5-0), le coach El Hadj Cissé a livré une analyse pointue du match au bout duquel les Lions ont atteint l’objectif de gagner largement. Toutefois, le technicien du Racing Club de Dakar a émis des réserves sur certains choix du coach, notamment les changements apportés au onze de départ.
Le Sénégal a enregistré sa première victoire à la Coupe du Monde 2026. Comment analysez-vous la prestation des Lions ?
Le peuple attendait ce bonheur depuis notre sacre en finale de la Coupe d'Afrique. Une belle prestation en plus d’avoir fait le job. Il s'agissait de gagner largement et ils l'ont fait.
Le coach a remanié le onze de départ par rapport aux deux premiers matchs. Comment appréciez-vous ces changements ?
Je suis un peu perplexe par rapport à ces changements dans le onze de départ. Un casting pas trop rassurant dès l'entame d'un match aussi décisif où il fallait marquer au moins 2 buts pour la confiance. Malheureusement, nous avons marqué un but sur balle arrêtée alors qu'il y avait une attaque de feu qui aspirait à scorer si l’occasion se présentait. Mais nous avons constaté que dans l'animation, rien n'était au menu. Beaucoup de déchets techniques, des pertes de balle inutiles, des mauvais choix, et l'équipe ne s’est procuré aucune occasion pour marquer dans le jeu.
Quelle est votre avis sur le choix du coach de titulariser Abdoulaye Seck, qui manque de compétition, aux dépens de Mamadou Sarr ?
Peut-être qu'il comptait sur la solidité défensive d'Abdoulaye Seck et surtout sur les coups de pied arrêtés pour marquer dans ce domaine. Nous savons tous qu'il est bon dans cet exercice et, pour la confiance, il est à l'origine du premier but accordé à Habib Diarra.
Quelle est votre point de vue sur la prestation d'Ibrahima Mbaye sur le côté comme titulaire ?
Une prestation mitigée. Le petit Mbaye n'était pas dans les conditions de faire un match ultra correct comme nous l'attendions tous. Il ne pouvait pas faire bouger la défense irakienne comme convenu, parce qu'il n'avait pas les bonnes balles dans les conditions idéales pour créer la sensation. Il voulait provoquer en solo toute une défense. Souvent maîtrisé, parfois trop brouillon dans le un contre un avec un contrôle approximatif et des dribbles ratés, il pêchait dans le dernier geste.
Qu’avez-vous pensé du trio Gana, Diarra, Camara ?
La combinaison Gana, Camara, Diarra présente des profils similaires dans un dispositif pareil. Ça se piétine de plus en plus dans les actions importantes et nous avons vu que Lamine a eu du mal à se faire remarquer durant toute la première période. Inexistant, Diarra arrivait à se projeter, et Gana prenait le jeu en son compte, alors qu'il performe rarement dans ce domaine. Il a fait beaucoup de mauvais choix et de passes vendangées. Il a retrouvé sa position fétiche avec l'entrée en jeu de Pape Gueye, qui a finalement pris les choses en main.
LOUIS GEORGES DIATTA






