La fédération sanctionne Reug Reug

La Fédération sénégalaise de lutte a tranché. L’instance faîtière a annoncé des sanctions disciplinaires à l’encontre de Reug Reug. Dans un communiqué rendu public hier, la FSL indique avoir examiné les faits à la suite des nombreuses réactions exprimées par les amateurs de lutte, les organisations de défense des animaux et plusieurs acteurs de la société civile. L’organisation affirme avoir conduit cette procédure conformément à ses prérogatives.
La Fédération souligne avoir pris acte de la reconnaissance des faits par le lutteur ainsi que des excuses publiques qu’il a adressées au peuple sénégalais et aux personnes choquées par les images diffusées. Elle regrette toutefois que de tels actes aient été commis dans le cadre de la préparation d’un événement relevant de sa discipline et présente, à son tour, ses excuses aux partenaires et au public. À l’issue de la procédure disciplinaire, le Bureau exécutif compétent a prononcé deux sanctions à l’encontre de Reug Reug : une retenue de 10 % sur le reliquat des sommes qui lui sont dues et une suspension de six mois, dont trois mois fermes et trois mois assortis du sursis.
...Pour la Fédération, ces mesures visent à faire respecter les règles, à préserver l’intégrité de la discipline et à rappeler à l’ensemble des acteurs de l’arène leurs responsabilités vis-à-vis du public. La FSL rappelle également que la lutte sénégalaise, au-delà de sa dimension sportive et culturelle, repose sur des valeurs de respect, de responsabilité, de discipline et d’exemplarité. Elle prévient qu’aucun comportement susceptible de ternir l’image de ce sport ne saurait être toléré.
Réaffirmant son attachement au respect de la législation en vigueur et à la protection du bien-être animal, l’instance invite les lutteurs, écuries, managers et accompagnateurs à faire preuve de responsabilité dans leurs pratiques afin de préserver le rayonnement de la lutte sénégalaise. Cette décision intervient au lendemain d’un communiqué de la Direction des Parcs nationaux qui avait condamné l’utilisation de chatons dans le cadre de pratiques mystiques et appelé au respect des dispositions relatives à la protection de la faune et au bien-être animal. La réaction de la Fédération marque ainsi une volonté d’apporter une réponse disciplinaire à une affaire qui a fortement ému l’opinion publique.






