Sénégal - Maroc, l’acte final fixé au 8 octobre

Le Tribunal arbitral du sport a fixé la date du 8 octobre prochain pour l’audience dans l’affaire de la finale de la CAN 2025, suite à l’appel interjeté par la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération royale marocaine de football (FRMF).
Quatre mois après la saisine du Tribunal arbitral du sport (TAS), dans le cadre de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc, les choses commencent à bouger à Lausanne. Dans un communiqué publié ce vendredi, le TAS a indiqué que « l’audience se tiendra le 8 octobre 2026 », à son siège à Lausanne, en Suisse. « Enregistré par le TAS le 25 mars 2026, l'appel de la FSF demande l'annulation d'une décision prise par la CAF déclarant que l'équipe nationale du Sénégal a perdu la finale de la CAN 2025 par forfait et attribuant la victoire à l'équipe nationale du Maroc sur le score de 3-0. L'appel demande au TAS de déclarer la FSF vainqueur de la CAN 2025 », a rappelé la juridiction arbitrale.
Au mois d’avril dernier, le TAS avait refusé la procédure d’urgence demandée par la partie sénégalaise. Celle-ci aurait permis de réduire le délai de jugement à environ deux mois. Mais elle ne pouvait être déclenchée que lorsque les deux parties tombaient d’accord. « La procédure suit donc le calendrier habituel prévu par les règles du TAS. La date de l’audience a été fixée après consultation des parties, qui n’ont pas demandé que l’audience soit publique. Cela signifie qu'elle se tiendra à huis clos », a expliqué la note.
À l'issue de l'audience du 8 octobre, le TAS entamera ses délibérations. Malgré la date de l’audience connue, les deux parties vont devoir encore patienter, car le tribunal arbitral n’est pas prêt à rendre sa décision de sitôt. « À ce stade, le TAS n'est pas en mesure d'indiquer quand une décision sera rendue, mais celle-ci ne sera pas prononcée le jour même de l’audience. »
Pour défendre son dossier à Lausanne, la Fédération sénégalaise de football (FSF) s’est attachée les services d’un pool d’avocats composé de pontes du droit du sport et du règlement des litiges au TAS. L’équipe de choc est dirigée par Me Seydou Diagne, épaulé par le bâtonnier Me Aly Fall ainsi que par Me Moussa Sarr. La FSF a également intégré à ce groupe trois experts étrangers, dont le Suisse Serge Vittoz. Ce dernier avait brillamment permis au Sénégal, dans l’affaire Polokwane, d’obtenir en 2017 de la FIFA l’annulation du résultat du match des éliminatoires du Mondial 2018 contre l’Afrique du Sud (2-1), rejoué et remporté par les Lions (2-0).
Dans cette lutte, la FSF a pu compter sur le soutien du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS). La « mère des fédérations » sportives du Sénégal s’est dite prête à mettre à la disposition de la FSF certains de ses avocats, qui s’y connaissent en droit du sport.
Attention aux fausses infos
Le Tribunal arbitral du sport a aussi attiré l’attention de l’opinion sur les fausses informations qui circulent dans les médias. « Le TAS a pris connaissance d'informations erronées circulant au sujet de cette procédure et qui ont ensuite été relayées par les médias. Seules les informations diffusées par les canaux officiels du TAS sont considérées comme officielles, et toute annonce concernant cette affaire sera publiée sur le site Internet du TAS. Les journalistes accrédités peuvent adresser leurs questions au service de presse du TAS. »
En effet, le 12 juillet dernier, un faux document attribué au TAS a annoncé que le Sénégal s’était vu attribuer la victoire lors de la Coupe d'Afrique des Nations 2026.
LOUIS GEORGES DIATTA






