Publié le 16 Jun 2026 - 21:11
MESURES D’ACCOMPAGNEMENT ET RECONNAISSANCE DES DIPLÔMES

Trois établissements reconnus sur seize déclarés

 

L’Anaq-Sup a profité d’une tournée dans la région de Saint-Louis pour faire le point sur l’enseignement supérieur privé. Sur les seize établissements recensés, seuls trois disposent d’une habilitation institutionnelle, un indicateur des défis qui restent à relever en matière de qualité et de reconnaissance des diplômes.

 

L’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup) a bouclé ce week-end une visite de terrain de trois jours dans la région de Saint-Louis. Une occasion qui a été saisie par l’Anaq-Sup pour rencontrer les responsables des établissements et instituts de la zone. Rencontre au cours de laquelle il a été signalé que, sur les 16 établissements supérieurs privés recensés, seuls trois (3) sont reconnus. Pour les responsables de l’Anaq-Sup, cette visite de terrain contribue à renforcer l’appropriation de la politique nationale d’assurance qualité et à promouvoir la reconnaissance des diplômes comme levier d’employabilité et de mobilité des étudiants.

D’ailleurs, au cours de la réunion, une attention particulière a été accordée aux établissements privés d’enseignement supérieur de la région. Le professeur Massamba Diouf, secrétaire exécutif de l’ANAQ-Sup, a révélé que, sur les seize (16) établissements privés recensés dans la région, seuls trois disposent actuellement d’une habilitation institutionnelle délivrée par le ministère de l’Enseignement supérieur après évaluation. Un constat qui met en évidence les efforts restant à accomplir pour renforcer la conformité et la qualité de l’offre de formation. « Nous allons les accompagner pour que tout soit conforme. D’ailleurs, c’est ce qui explique notre présence à Saint-Louis pour partager et rapprocher le dispositif national d’assurance qualité des acteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’éducation nationale, mais également du secteur de la formation technique et professionnelle », a déclaré M. Diouf.

Toutefois, a-t-il ajouté, même si tout n’est pas rose, il y a néanmoins des indicateurs encourageants avec l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis. Au niveau de l’UGB, le taux d’accréditation des programmes varie entre 35 % et 40 %, tandis qu’une grande partie des diplômes est déjà couverte par l’habilitation institutionnelle. Ainsi, l’université est considérée parmi les très bons élèves de Saint-Louis. Toutefois, des progrès restent à réaliser pour l’accréditation de l’ensemble des programmes.

Revenant sur la tournée dans la zone Nord, le secrétaire exécutif de l’ANAQ-Sup a rappelé que l’objectif est de favoriser une meilleure compréhension des mécanismes d’évaluation, d’accréditation et de régulation mis en œuvre par l’institution, avant de poursuivre que la priorité de l’ANAQ-Sup demeure la reconnaissance des diplômes. « Celle-ci constitue un facteur essentiel pour faciliter l’accès à l’emploi, l’intégration dans la fonction publique et la mobilité des diplômés, tant au niveau national qu’international », a soutenu Pr Massamba Diouf.

IBRAHIMA BOCAR SENE SAINT-LOUIS

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