L’ordonnance de Diomaye aux magistrats

À l’occasion de la rentrée solennelle des Cours et tribunaux, hier, le chef de l’Etat a rappelé aux magistrats les exigences légitimes des populations, tout en réitérant son attachement à l’indépendance d’une justice efficace et transparente.
Le président de la République a présidé hier la cérémonie de rentrée solennelle des cours et tribunaux. À cette occasion, il a rappelé son attachement à l’indépendance de la Justice et à l’Etat de droit, tout en rappelant les exigences légitimes des citoyens. “Le peuple attentif et impatient vous jauge, s’interroge, doute et critique. C’est là son droit le plus absolu, puisque la justice est rendue en son nom et qu’elle lui appartient en dernier ressort”, a-t-il affirmé.
Le président du Conseil supérieur de la magistrature est revenu sur l’importance de la communication et de la redevabilité du service public de la Justice. “Notre responsabilité collective est de rassurer, d’expliquer et de convaincre”, indique le Président Faye. Pour lui, la Justice a l’obligation “de dire clairement où (elle) en est, les transformations envisagées, “comment elle entend corriger les insuffisances, combler les retards et répondre, en profondeur, aux attentes légitimes des populations”.
Refonder la justice, selon le chef de l’Etat,n’est pas une option, c’est une exigence morale, institutionnelle et démocratique, “au regard des sacrifices consentis par notre peuple pour accéder à une troisième alternance démocratique, saluée et magnifiée bien au-delà de nos frontières”.
C’est dans cette perspective qu’il a inscrit un certain nombre de dispositions prises depuis son arrivée au pouvoir. “Cette entreprise d’évaluation et de réformes prospectives a été entamée dès les premiers jours de mon mandat par les Assises de la Justice, qui ont abouti à des recommandations phares dont le processus de mise en œuvre est déjà annoncé”, a soutenu le président de la République.
Vers une révolution numérique
Au-delà de cet aspect, le chef de l’Etat est aussi revenu sur les efforts en cours pour digitaliser le service public de la Justice. À ce propos, il a rappelé un certain nombre d’initiatives dont : la plateforme e-Justice qui doit assurer la dématérialisation intégrale des procédures civiles et pénales, tout en mettant à la disposition des magistrats des outils performants de suivi et de traçabilité….
“Ce dispositif est complété par la plateforme e-Services, qui facilite l’accès des usagers aux actes judiciaires en ligne, réduisant ainsi les délais de traitement et la congestion des juridictions”, a poursuivi le chef de l’Etat. La modernisation, selon lui,vise également des secteurs spécifiques, notamment la digitalisation du Casier judiciaire, celle de la gestion des Maisons d’Arrêt et de Correction ; entre autres.
En sus des plateformes e-just et e-services, le département compte aussi déployer JustAlert pour prévenir les dysfonctionnements, à travers la détection de certains risques. “Ces dispositifs sont soutenus par la mise en place d’une Bibliothèque numérique judiciaire, centralisant les textes, la doctrine et la jurisprudence, afin d’appuyer le travail intellectuel et décisionnel du juge.”
MOR AMAR






