Sensibilisation aux cancers

Mobiliser les salariés autour du don de sang tout en les sensibilisant aux cancers. C’est l’objectif de la journée organisée hier par l’Amicale des femmes de LSE et Sogea-Satom. Les organisatrices espéraient recueillir une centaine de poches de sang au cours de cette activité, inscrite dans un programme de sensibilisation étalé sur un trimestre. Selon la présidente de l’amicale, Fanta Ndiaye Fall, cette démarche prolonge les actions menées depuis deux ans autour des cancers pédiatriques et d’Octobre rose.
Cette année, les organisatrices ont souhaité élargir les échanges aux cancers touchant les hommes. « Nous avons décidé de faire un trimestre cancer pédiatrique, cancer du col de l’utérus et du sein, et aussi cancer masculin », a-t-elle expliqué.
Le choix de regrouper ces thèmes répond notamment aux contraintes des équipes, souvent mobilisées sur les chantiers. LSE intervient dans les installations électriques, tandis que Sogea-Satom exerce dans le génie civil. Pour toucher les personnels, l’amicale s’est donc appuyée sur les temps d’échange déjà consacrés à la sécurité au travail. Des séances de sensibilisation aux cancers ont ainsi été intégrées aux « quarts d’heure sécurité », sur les chantiers et à l’agence.
...La journée de don de sang vient compléter ces premières actions. Présente à la rencontre, Fatou Binetou Ndiaye, présidente de l’association Yaayou Tijaan, a rappelé les difficultés auxquelles sont confrontées les familles d’enfants atteints de cancer. Son association intervient à travers trois programmes, dont le premier vise à prévenir l’abandon des traitements chez les familles les plus démunies.
« Nous les aidons dans l’achat des médicaments, dans le paiement des analyses et des bilans pré et post-chimiothérapie », a-t-elle précisé. Cet accompagnement doit permettre aux enfants de poursuivre leurs soins sans interruption faute de moyens. L’association dispose également d’une maison des parents, destinée à accueillir les enfants et les mères qui viennent de loin pour les séances de chimiothérapie. Le troisième volet concerne le soutien et le suivi scolaires.
Pour Fatou Binetou Ndiaye, la maladie ne doit pas entraîner une rupture durable avec l’école. L’enjeu est de maintenir les apprentissages pendant les soins et de préparer le retour à une vie scolaire et sociale après la guérison.






