Publié le 12 Dec 2012 - 16:18
VENTE DE PAIN DANS LES BOUTIQUES

Un réel problème d’hygiène !

 

C’est parce que je suis très irrité par cette situation précaire d’hygiène dans les boutiques et les emplois que pourrait générer la vente de pain chez les jeunes et femmes que j’ai décidé de partager mon point de vue en espérant trouver une oreille attentive chez les autorités.

 

Le boutiquier « vend tout ». Les normes d’hygiène les plus élémentaires ne sont pas respectées dans sa boutique. Il manipule toutes sortes de produits à mains nues. Il touche des produits toxiques, corrosifs, passe allègrement au pain et se charge d’y mettre en tartelette du thon, de la mayonnaise ou du chocolat huilé dans des conditions dangereuses pour l’alimentation et en césure aux bonnes recommandations nutritionnelles.

 

S’y ajoute l’état même des boutiques où les rats se le disputent à d’autres bestioles comme les cafards et autres insectes. Ce pain, avant d’arriver au boutiquier, suit une chaîne très douteuse avec de jeunes livreurs qui n’ont aucun souci de la propreté, poussant des caisses de livraison noircies par la saleté et la poussière. Les populations s’y résolvent finalement, croyant n’avoir pas le choix du fait que les prix appliqués dans les pâtisseries ne sont pas à leur portée. Encore faudrait-il en trouver dans son quartier.

 

Retour des kiosques : d’une pierre deux coups

 

La solution que je propose, c’est le retour des kiosques de vente de pain que nous avons eu à connaitre. Ces kiosques permettront de créer des activités génératrices de revenus. Lesquels revenus participeront aux charges domestiques et atténueront dans un certaine mesure les cris d’orfraie poussés par des populations contre la cherté de la vie. Le projet pourrait être porté par une structure transversale entre les ministères de la Santé et du Commerce, les gérants de boulangeries et les responsables des associations de femmes et de jeunes qui œuvrent dans les Collectivités locales.

 

Il ne faut surtout pas sous-estimer les revenus à gagner par les futurs gérants de ces kiosques. Si vous y ajoutez les produits annexes qui vont avec le pain et qu’ils vont également vendre, ils peuvent se retrouver avec des revenus pouvant atteindre 5 000 francs par jour.

Pour créer des emplois non qualifiés, la flexibilité est reine, le réalisme, empereur. Le recours à des mécanismes au niveau le plus fin est la voie royale pour arriver à créer des emplois durables. Les gérants de ces kiosques pourront subir des contrôles de routine pour l’observation des règles d’hygiène basiques. Ainsi, aurions-nous réussi à faire d’une pierre deux coups : régler en partie la question de l’hygiène et créer des emplois pour des jeunes et des femmes.

Voilà une idée de projet qui ne coûte pas les yeux de la tête pour un Etat et qui pourrait apporter un impact social insoupçonné et à un niveau d’échelle non négligeable.

 

Bara DIOP

Chercheur en santé publique

Coordonnateur de Vision Santé/Développement

Baradiop078@yahoo.fr

Section: 
PAYER LA BOURSE, STABILISER LE CALENDRIER UNIVERSITAIRE La réforme de l’enseignement supérieur et le défi du service public
Pour un Nouveau Modèle Pédagogique des Programmes d’Enseignement dans les Universités et des Instituts Supérieurs de Formation au Sénégal.
Le bruit autour de la fresque de Papa Ibra Tall à Thiès ne valait pas la peine
L’affaire Doudou Wade ou la frontière mouvante entre la parole politique et l’ordre public
La restructuration de la dette publique est-elle une solution face à la crise de l’endettement ?
NÉCROLOGIE : Christian Valantin : mémoire de notre histoire institutionnelle et diplomatique et emblème de l’unité culturelle du Sénégal
DIOM, FOULLA AK FAYDA : L’ADN immuable du sport sénégalais
CAN 2025 : Puisse la communion durer...
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA FIFA Finale de la CAN 2025 : Quand l’impartialité devient un impératif politique mondial
SENEGAL–MAROC : Héritage commun, destin solidaire au-delà des rivalités sportives
“Zéro talibé mendiant dans la rue’’ : objectif inatteignable ?
MAROC - SENEGAL : Quand la politique tue le football !
L’île de Gorée est un lieu de révolte, de liberté et de dignité, mais pas seulement un site de mémoire victimaire de l’esclavage
PROTÉGER LE PATRIMOINE MANDINGUE Un enjeu stratégique pour l’influence culturelle du Sénégal en Afrique de l’ouest tique culturelle peut véritablement faire sens. Culture, narratifs et influence à l’ère du numérique et de l’IA
Lettre ouverte à Monsieur Amadou BÂ, Ministre de la Culture du Sénégal
Notre souveraineté à l’épreuve de la dette
LIVRE - PAR TOUS LES MOYENS : Dix voix féminines sur le monde
La politique de l'oubli et la défiguration urbaine : Une analyse historique des blessures de Dakar
Attention, nous sommes sur une pente glissante
Piratage massif des Impôts et Domaines : Le pire arrivera si l’État ne fait rien