Les 19 jeunes ont été relaxés par le tribunal
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Les 19 jeunes arrêtés, lors des manifestations de Dougar, ont bénéficié d’une relaxe. A. Fall, I. Faye, O. Diallo, A. Pouye, M. L. Seck, M. Faye, S. A. Diouf, I. Djibelou, I. Fall, D. Diao, O. Fall, M. Fall, A. Ndione, O. Diouf, A. Lopy, M. Diouf, M. Fall, B. Diouf et C. S. Seck ont comparu, hier à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, pour actions diverses, violences et voies de fait à agent avec effusion de sang ou blessure, coups et blessures volontaires avec une incapacité temporaire de travail (Itt) indéterminée, vol en réunion et dommage à la propriété mobilière d’autrui.
Le samedi 17 mai 2019, dans le cadre du litige foncier qui les oppose à une société marocaine, ils avaient investi la rue pour protester. Mais, selon les gendarmes, ces jeunes ont été d’une violence indescriptible, lors de cette manifestation. Identifiés, les forces de l’ordre ont procédé, nuitamment, à leur arrestation.
Au parloir, les prévenus ont tous contesté les faits. A l’unanimité, ils ont révélé qu’ils ont été appréhendés à 5h du matin, alors qu’ils ignoraient ce qu’on leur reprochait. Pressés de questions, les comparants sont restés formels dans leurs dénégations. Face à cette attitude, le maître des poursuites les a invités à avoir le courage d’assumer leurs actes. « Il y a une façon de manifester. On n’use pas de la violence pour se faire entendre », leur a dit le substitut du procureur de la République. « Vous avez le droit de réclamer des terres, mais, ce n’est pas de cette façon que vous devez le faire », leur a-t-il lancé. Ainsi, convaincu de la culpabilité des prévenus, le représentant du ministère public a requis un mois d’emprisonnement ferme contre eux.
Mais, la défense a fustigé une opération d’intimidation menée par les autorités, pour régler cette affaire. Selon la robe noire, ce ne sont pas les arrestations qui régleront le problème de Dougar. L’avocat préconise le dialogue, pour trouver une solution à ce conflit foncier. Par ailleurs, il note que la culpabilité de ses clients n’est pas établie. A cet effet, il a sollicité la relaxe au bénéfice du doute. Requête que lui a accordé le tribunal.
MAGUETTE NDAO