Publié le 17 Feb 2022 - 22:28
VOL AU PRÉJUDICE DE SON EMPLOYEUR

Fatoumata Soumah risque deux ans de prison dont six mois ferme 

 
Le délégué du procureur de la République a requis, hier, deux ans de prison dont six mois ferme contre Fatoumata Soumah. Cette dernière est traduite en justice par la fille de sa défunte patronne. Celle-ci lui reproche d’avoir volé divers objets appartenant à sa mère dont une mallette contenant des bijoux en or.
 
 
Après sept années de loyaux services pour la maman d’Aissatou Amadou Wade, Fatoumata Soumah se retrouve à la barre du tribunal d’instance de Dakar pour répondre du délit de vol à l’occasion du service. La plaignante lui reproche d’avoir subtilisé divers objets appartenant à sa défunte mère, notamment des tissus, des habits, des assiettes et une mallette contenant des bijoux en or.
 
Selon l’accusation, le vol a été constaté un an après le décès de sa mère. A en croire Aissatou, cette dernière détenait plusieurs objets de valeur dont des bijoux en or, des sacs de luxe et des tissus. Elle précise que Fatoumata Soumah faisait partie des rares personnes qui pouvaient accéder à la chambre de leur défunte mère. D’ailleurs, elle souligne que celle-ci détenait tout le temps la clé de la pièce.
 
Mais selon elle, grande fut leur surprise, lorsque sa sœur et elle ont constaté la disparition de la mallette, quand est venu le moment pour elles de partager les biens de leur défunte mère.
 
‘’Elle fait partie du cercle très restreint de personnes qui connaissaient l’existence de cette mallette. Il y avait ma sœur, ma mère, son frère Abdou Aziz et moi qui savions où se trouvait cette mallette rouge. En effet, à chaque fois que maman avait besoin de prendre un bijou, c’est elle et Abdou Aziz qui l’aidaient à soulever le matelas’’, relate la plaignante. D’ailleurs, elle précise : ‘’Quand on a fouillé sa chambre, on y a retrouvé des assiettes qui étaient censées se retrouver dans l’armoire de ma mère. En sus de cela, on a saisi des tissus et des habits qui appartenaient aussi à maman.’’ Toujours d’après l’accusation, quand la prévenue a été mise devant ses responsabilités, elle a reconnu avoir subtilisé la mallette et qu’elle était dans les dispositions de la restituer à ses propriétaires.
 
Ce que cette dernière a contesté, hier, au prétoire. Même si elle reconnaît avoir gardé chez elle les assiettes de sa défunte patronne, elle jure n’avoir jamais vu la mallette dont fait allusion Aissatou. En outre, ses propos ont été battus en brèche par le témoin Abdou Aziz. Oncle de la partie civile, celui-ci révèle que le jour où la climatisation devait être réparée, il a surpris Fatoumata s’affairer à l’endroit où était cachée la mallette. ‘’J’étais surpris de la voir à cet endroit, car elle n’avait pas le droit de s’y trouver toute seule. Je l’ai sommée de partir et je l’ai même aidée à remettre les affaires qui se trouvaient sous le lit à leur place’’, a relaté le témoin.
 
Interpellée sur ce fait, Fatoumata avoue avoir été à cet endroit, mais précise qu’elle voulait juste dépoussiérer. 
 
Malgré ses dénégations en ce qui concerne le vol de la mallette, l’avocat de la partie civile estime que la culpabilité de la prévenue ne souffre d’aucun doute. Il a ainsi réclamé la somme de 25 millions de francs CFA pour dédommager sa cliente. Le délégué du procureur de la République, étant du même avis que l’avocat, a requis deux ans d’emprisonnement dont six mois ferme.
 
Mais l’avocat de la défense, Me Abou Aly Kane, ne partage pas le même point de vue du maître des poursuites. Selon la robe noire, on ne peut pas imputer à sa cliente le vol de la mallette. ‘’Elle a travaillé pendant sept ans avec la propriétaire des bijoux volés. C’est un bien successoral ; quelqu’un a voulu faire main basse sur les bijoux. Cette dame n’est pas coupable’’, a plaidé Me Kane qui a sollicité la relaxe pure et simple de sa cliente.
 
L’affaire mise en délibéré, cette dernière, qui est en détention, sera édifiée sur son sort le 23 février prochain. 
 
MAGUETTE NDAO 

 

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