Publié le 24 Dec 2012 - 14:11
«ATTEINTE À L’IMAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE»

Macky Sall va en guerre contre les mauvaises langues

 

Désormais, le chef de l'Etat promet de sévir contre toute personne qui porterait atteinte à l'image ou à l'honneur du président de la République. Il l’a révélé ce week-end lors de l’université d’hivernage des jeunesses républicaines.

 

Que tout le monde se le tienne pour dit ! «Désormais, je ne permettrai plus à personne de porter atteinte à l’image et à l’honneur du président de la République.» Martiale, cette déclaration du chef de l'Etat faite ce week-end à l'université de la Convergence des jeunesses républicaines (COJER). «Ce n’est pas moi qui le dis, c’est la Constitution. J’ai laissé faire, dorénavant je ne le tolérerai plus», ajoute-t-il.

Cette mise en garde intervient après plusieurs attaques contre le président de la République déplorées par les responsables de son parti, l'Alliance pour la République. Ce qui est certain, c'est que les «agitations des libéraux du Parti démocratique sénégalais ne feront pas reculer le pouvoir» dans la traque des biens mal acquis. «Conforment à mes engagements, je laisserai la justice faire son travail en toute indépendance», a répété Macky Sall.

 

Toutefois, il semble que ce message contre l’impunité ne s’adresse pas exclusivement aux dignitaires de l’ancien régime. «Ceux qui gèrent actuellement doivent savoir que l’impunité est terminée, a martelé Sall. Vous ne pouvez pas appliquer une loi aux autres sans l’appliquer sur vous-mêmes». A cet égard, le président de la République rappelle que si la Cour de répression contre l’enrichissement illicite (CREI) a été réactualisée pour juger les dignitaires du Pds soupçonnés d’actes de prévarication, l’Office national contre la fraude et la corruption (OFNAC) est mis en place pour juger «ceux qui gèrent aujourd’hui».

 

C'est pourquoi il a apporté cette clarification à l'intention de ses partisans : «Il ne faut pas venir me dire : le président ne protège pas ses amis. C’est une grave erreur. Il faut que les gens comprennent que les choses ont changé. On ne peut pas laisser des managers faire des actes d’indélicatesse sans conséquence». En d’autres termes, «celui qui faute ira en prison» car «il faut que nos enfants, vos enfants comprennent que le bien public est un bien sacré et que le privilège-président, ministre, etc., n’est pas une prime à l’impunité».

 

Ce discours a été fortement apprécié par les militants à qui le chef de l'Etat a demandé d'être plus patients encore face à «la situation difficile du pays» imputable à «une baisse des recettes et à une dette colossale de 1 200 milliards» contractés par le défunt régime, et exacerbés par «un pillage systématique des ressources», s'est indigné le président de la République. «Je pense aux jeunes de la banlieue qui se lèvent le matin sans emploi, aux jeunes de la campagne tentés par l’exode rural, aux jeunes diplômés qui ne peuvent pas trouver le premier emploi. Mais l’espoir est permis...» Macky Sall a annoncé prochainement la tenue d’un forum pour l’emploi.

 

 

DAOUDA GBAYA

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