Publié le 7 May 2026 - 10:11

Hantanvirus

 

Un retour de croisière qui vire à l’alerte sanitaire : en Suisse, un homme testé positif à la souche des Andes du hantavirus, une souche rare et transmissible entre humains, rejoint deux cas identifiés chez des passagers du même navire en Afrique du Sud. Trois patients et une même souche qui placent les autorités sanitaires et l’OMS en alerte pour assurer le suivi des patients, mais aussi évaluer les risques de transmission. L’Office fédéral suisse de la santé publique n’a pas précisé à quelle date exacte le patient s’était trouvé à bord du MV Hondius, actuellement ancré au large du Cap-Vert et probablement en route vers les îles Canaries. Le patient est actuellement traité à l’Hôpital universitaire de Zurich.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités sanitaires suisses, cet homme et son épouse sont revenus fin avril d’un voyage en Amérique du Sud, d’où le navire est parti. « Après avoir ressenti des symptômes de la maladie, le patient s’est rendu à l’hôpital universitaire de Zurich. Auparavant, il avait consulté son médecin de famille par téléphone. Il a immédiatement été placé en isolement ». Trois passagers ont perdu la vie en raison de cette épidémie à bord du bateau de croisière. Au moins quatre autres personnes sont tombées malades.

Au total, l’OMS dénombre 8 cas, dont 3 ont été confirmés comme étant des cas d’hantavirus après des tests de laboratoire. « La surveillance et le suivi des passagers à bord et de ceux qui ont déjà débarqué ont été mis en place en collaboration avec les exploitants du navire et les autorités sanitaires nationales », a précisé sur le réseau social X, le chef de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. En parallèle, l’OMS active les dispositifs prévus pour contenir toute propagation au-delà du navire.

Cela passe par une collaboration avec les pays concernés pour faciliter la recherche des contacts à l’échelle internationale, « afin de s’assurer que les personnes potentiellement exposées soient suivies et que toute propagation ultérieure de la maladie soit limitée ». L’objectif est de « prévenir la propagation ». Au Sénégal, aucun cas n’a été signalé à ce jour. Toutefois, les autorités sanitaires ont opté pour une vigilance renforcée.

Sous la coordination du Dr Mamadou Ndiaye, directeur de la Prévention au ministère de la Santé, un suivi étroit de la situation est assuré en collaboration avec l’OMS et l’Institut Pasteur de Dakar. Le dispositif repose notamment sur un contrôle strict aux frontières maritimes. Chaque navire est tenu de transmettre un manifeste sanitaire avant toute autorisation d’accostage. En cas de suspicion, les bateaux en provenance de zones à risque peuvent être maintenus en rade pour des vérifications approfondies.  

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