Publié le 25 Mar 2013 - 16:33
CENTRAFRIQUE

Condamnation formelle de Paris, qui appelle au retour à l'ordre

Capture d'écran d'une vidéo montrant des pilleurs à Bangui

 

La France a condamné lundi "le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir" en Centrafrique et a demandé l'arrêt des pillages et le rétablissement rapide de l'ordre à Bangui, tombée dimanche aux mains des rebelles du Séléka.

 

"La France, conformément à ses principes, ne peut que condamner le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir en République centrafricaine", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Philippe Lalliot.

 

"La France appelle les forces rebelles à s'abstenir de toute violence envers les populations civiles et les communautés étrangères. Les pillages doivent cesser et l'ordre doit être rétabli rapidement", a-t-il ajouté.

 

Pour Paris, les accords de Libreville du 11 janvier "doivent fournir le cadre d'une transition politique".

 

La condamnation a minima de la France intervient alors que le chef rebelle Michel Djotodia, qui devrait faire dans la journée une déclaration officielle à la nation, s'est déjà posé en successeur du président François Bozize, réfugié au Cameroun.

 

M. Djotodia a déclaré à la radio RFI qu'il comptait organiser "des élections libres et transparentes avec le concours de tout le monde" d'ici à trois ans et qu'il gardait à son poste l'actuel Premier ministre du gouvernement d'union nationale Nicolas Tiangaye, figure de l'opposition au président Bozizé.

 

Selon une source diplomatique, Paris considère uniquement M. Tiangaye comme interlocuteur et juge que les accords de Libreville sont la seule "référence pertinente".

 

Le changement de pouvoir par la force en Centrafrique a été condamné en termes plus forts par l'Union européenne, qui a jugé "inacceptable" le changement par la force, et par l'Union africaine, qui a suspendu lundi la Centrafrique et imposé des sanctions à sept responsables de la rébellion, dont M. Djotodia.

 

Quelque 300 soldats français ont été envoyés en renfort à Bangui depuis Libreville au cours du week-end, selon l'état-major des armées, afin d'assurer la protection des ressortissants français et étrangers présents en Centrafrique, portant à environ 550 le nombre de militaires français présents sur place.

 

 

 

afp

 

 

Section: 
Mort d’Astou Pierre après une agression à l’acide
DIPHTÉRIE - 55 CAS CONFIRMÉS DANS LA RÉGION DE THIÈS : Thiadiaye et Mbour les plus touchés
MALADIES DIGESTIVES À KÉBÉMER : 56 personnes touchées, 42 hospitalisées
UNIVERSITE IBA DER THIAM DE THIES : Le SAES dénonce des dérives de gouvernance
GAMOU ANNUEL DE GUYÈT CHÉRIF : Tivaouane prépare l’accueil des pèlerins, le khalife appelle au dialogue
PRÉVALENCE DU DIABÈTE AU SÉNÉGAL : Des chiffres inquiétants
Journée de l'écrivain africain
Une policière accusée sur Tik Tok…
JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE DAKAR 2026 : Au Village olympique, Sonko promet des récompenses aux athlètes sénégalais
CODE DU TRAVAIL Le CNP a saisi le Ministère du Travail pour une clarification urgente de certaines dispositions du Code du Travail en attendant les décrets d’application”
VIOL SUR UNE FILLETTE DE 3 ANS ET DEMI À NGAPAROU : Un ressortissant français accusé
Université Numérique Cheikh Hamidou Kane
Agressions à la sortie d’un concert
Affaire Astou Pierre
CONVOCATIONS DE POLICE ET DE GENDARMERIE : La Justice veut en finir avec la mention « affaire vous concernant »
PREMIÈRE SOUTENANCE DE THÈSE À L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE THIÈS : Les mathématiques pour explorer l’adaptation des moustiques
CONTENTIEUX AUTOUR DE LA DIRECTION DU WASCAL : Ahmadou Aly Mbaye débouté en référé face à l’UCAD
OBJECTIF ZÉRO PALUDISME AU SÉNÉGAL EN 2030 : Les élus locaux préparent leur coalition
RECLASSEMENT DES PERSONNELS DU GREFFE : Les demandes ouvertes le 5 novembre, le maintien du grade écarté
DÉCÈS CAUSÉS PAR LA DÉGRADATION DE LA ROUTE FIRGUI-KAYMOR-NGANDA : Les populations en colère réclament le bitumage