Publié le 27 Jan 2013 - 00:30
CRISE DE L'EDUCATION

Le député Iba Der Thiam pose le débat à Soweto

 

Face aux grèves récurrentes des professeurs et enseignants qui risquent encore de compromettre l’année scolaire 2012-2013, le député libéral, Iba Der Thiam, invite les autorités à réfléchir sur le problème, à travers une lettre qu’il a adressée au président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, en guise d'alerte.

 

Dans la lettre dont copie est parvenue à EnQuête, l'ancien ministre de l'Éducation invite le président Niasse à soumettre au gouvernement la ''Question d’actualité concernant les perturbations intermittentes qui secouent le milieu scolaire au Sénégal''.

 

''En suivant l’actualité politico-syndicale, nous avons la douloureuse impression que, contrairement aux souhaits exprimés par l’écrasante majorité du peuple sénégalais, l’année scolaire qui commence pourrait connaître des perturbations sérieuses'', écrit le nouveau revenant à Soweto, à la faveur de la démission de Souleymane Ndéné Ndiaye. M. Thiam constate qu'''il ne se passe pas un jour où les médias ne signalent les arrêts de travail des enseignants dans tel ou tel ordre d’enseignement, dans telle ou telle région, dans tel ou tel département''.

 

Le Pr. Thiam avance que la plupart des revendications des personnels sont les mêmes : ''Soit certains enseignants n’ont pas perçu leurs salaires depuis plusieurs mois, soit les indemnités qui leur sont dues, pour leur participation à des jurys, à des corrections d’examens, ou pour d’autres prestations ne leur ont pas été versées, en dépit des engagements souscrits''.

 

Comme probable solution, il suggère au gouvernement de se fonder sur l’exemple des années ''80'' où ''le ministère de l’Éducation nationale avait réussi à éponger, avec l’aide du ministère de l’Économie et des Finances, tous les retards de paiement accumulés depuis 3 ans et même plus''. Pendant cette période, poursuit-il, le département de l’Éducation nationale avait affecté 10 enseignants au ministère de l’Économie et des Finances et 10 autres au ministère de la Fonction publique, ''chargés, exclusivement, de traiter les dossiers de leurs collègues''.

 

 

 

Enquête

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