Publié le 25 Sep 2026 - 16:01
PÉNURIE DE SANG

La Présidence répond à l’appel du CNTS et vise la pérennité

 

Face à la baisse critique des réserves de sang signalée en août dernier par le Centre national de transfusion sanguine (CNTS), la présidence de la République a répondu à l'appel. Ce jeudi 24 septembre 2026, civils et militaires se sont rassemblés au sein de l'institution pour une vaste journée de collecte.

 

Pour lutter contre le manque récurrent de sang, la présidence a décidé de prendre les devants. Mais il est nécessaire de rappeler dès lors que cette pénurie s'explique par la conjonction de plusieurs événements religieux survenus entre la fin du mois de juillet et le début du mois d'août, conjuguée à une hausse importante des besoins dans les structures hospitalières. L'urgence sanitaire avait alors poussé le CNTS à lancer une alerte à l'échelle nationale.

La réaction du palais présidentiel, survenue quelques semaines plus tard, a pleinement atteint ses objectifs. Le directeur du CNTS, le Dr Daouda Seck, n'a pas caché sa satisfaction face à cet élan de solidarité : « Nous avons été satisfaits parce que nous avons eu même plus que ce que nous espérions par rapport à cet appel au don ».

Toutefois, pour le responsable du centre de transfusion, cette initiative ne doit pas rester un acte isolé. Afin de prémunir durablement les hôpitaux contre de nouvelles ruptures de stock, le Dr Daouda Seck plaide pour un engagement régulier : « Il est important pour nous de pérenniser cela, au moins avoir deux journées de don de sang par année au niveau de la présidence de la République ».

Une vision partagée au sommet de l'État par El Hadj Ndiogou Diouf, conseiller spécial à la présidence. Rappelant la nature irremplaçable de cette ressource vitale, il souligne : « Le sang ne se fabrique pas, il ne s'achète pas, il ne se vend pas. Il se transmet par un don, par un acte de générosité, un acte de foi, un acte de citoyen ».

Au-delà de la collecte du jour, la présidence souhaite faire de son geste un exemple à suivre pour l'ensemble de la société. « Notre souhait est que cette activité soit pérenne, organisée par toutes les administrations, toutes les couches de la population », affirme le conseiller spécial. Il rappelle par ailleurs la portée humaine de chaque geste : « Un don de sang permet de sauver trois vies », appelant une mobilisation d'envergure pour constituer de véritables réserves stratégiques.

Si la réponse de la présidence offre un souffle bienvenu au CNTS, le véritable enjeu réside désormais dans la transformation de ces élans ponctuels en réflexes citoyens et réguliers. Car sur le terrain médical, la demande, elle, est permanente.

MAMADOU DIOP

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