Publié le 17 Aug 2026 - 08:56

Gestion des catastrophes

 

De nombreux pays à travers le monde font face à une recrudescence des catastrophes naturelles et des crises humanitaires, accentuées par les effets du changement climatique, la pression démographique et l'urbanisation rapide.

Au Sénégal, cette dynamique se traduit par une fréquence accrue des inondations, des vagues de chaleur, des vents violents et des épisodes de sécheresse, qui affectent fortement les moyens d'existence des populations, en particulier les plus vulnérables.

Malgré les efforts importants déployés par l'État du Sénégal, notamment à travers la Direction de la Protection Civile et les dispositifs nationaux de gestion des risques et catastrophes, les capacités de préparation et de réponse au niveau communautaire restent encore limitées. Les systèmes d'alerte précoce existants ne sont pas toujours adaptés aux réalités locales ou suffisamment opérationnels, et les communautés manquent souvent de compétences techniques pour anticiper, analyser et répondre efficacement aux risques.

Dans ce contexte, les approches communautaires de gestion des risques de catastrophes apparaissent comme des leviers essentiels pour renforcer la résilience des populations. La mise en place et la dynamisation des Systèmes Communautaires d'Alerte Précoce (SCAP) permettent non seulement d'anticiper les risques, mais aussi de déclencher des actions précoces afin de limiter les impacts des catastrophes.

Dans ce sens, les Équipes Communautaires de Réponse aux Catastrophes (ECRC) jouent un rôle clé dans la préparation, la coordination et la mise en œuvre des interventions d'urgence au niveau local. C'est dans cette dynamique que l'ONG internationale Practical Action, en partenariat avec URBASEN et la Croix-Rouge Sénégalaise (CRS), met en œuvre des initiatives visant à renforcer les capacités des communautés en matière d'alerte précoce, de préparation et de réponse aux catastrophes.

...Ces initiatives s'inscrivent en cohérence avec les orientations du Plan national de réduction des risques de catastrophes (PNRRC) et contribuent à l'opérationnalisation des mécanismes locaux de gestion des risques. Pour donner suite à une première phase de formation réussie dans le département de Thiès, ayant permis de renforcer les capacités de plusieurs acteurs communautaires en matière de SAP et de réponse aux catastrophes, il apparaît nécessaire d'étendre cette expérience à d'autres zones vulnérables du pays.

Les régions de Kaffrine, Kaolack, Matam et Dakar ont été identifiées comme prioritaires dans la phase II du projet Zurich au Sénégal en raison de leur exposition élevée aux risques et du besoin de renforcer les dispositifs communautaires existants.

Selon Pape Mama Fall, président de la commission Environnement, cadre de vie et point focal du projet au niveau de la commune de Wakhinane Nimzatt, en renforçant les capacités locales et en structurant les systèmes d'alerte précoce et de réponse, cette initiative contribuera à réduire la vulnérabilité des populations, à améliorer la coordination des interventions et à promouvoir une culture de prévention et de résilience face aux catastrophes au Sénégal.

L'objectif général, selon lui, est de contribuer à la réduction des pertes et dommages et des moyens d'existence des communautés vulnérables à travers le renforcement des capacités en alerte précoce et réponse aux catastrophes. Mais aussi de renforcer les capacités techniques des communautés en systèmes d'alerte précoce (SAP), améliorer la préparation et la réponse communautaire face aux catastrophes, promouvoir la collaboration entre communautés, autorités locales et acteurs humanitaires, appuyer l'élaboration de plans communautaires de gestion des risques.

Au final, 70 participants ont été formés sur les SAP et mécanismes de réponse aux catastrophes. Ils étaient capables d'identifier, analyser et surveiller les risques. Des mécanismes d'alerte précoce fonctionnels sont renforcés dans chaque zone et chaque localité dispose d'un plan d'intervention communautaire.

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