Publié le 3 Oct 2026 - 14:40

Zac Mbao un ex-militaire soupçonné de chantage sexuel

 

Les éléments du commissariat d’arrondissement de Zac Mbao ont interpellé, avant-hier, un ancien militaire soupçonné d’usurpation d’identité numérique, de collecte illicite de données à caractère personnel, de détention d’images contraires aux bonnes mœurs, de menaces de diffusion de vidéos obscènes et de chantage à caractère sexuel. Selon nos sources, le suspect, identifié sous les initiales M. Fall, est né en 2003 et se trouve en garde à vue dans le cadre de l’enquête.

L’affaire a été déclenchée par la plainte d’une femme, K. Diouf. Cette dernière aurait expliqué aux enquêteurs avoir fait la connaissance, sur internet, d’une personne utilisant un profil portant la photographie d’une femme présentée sous le nom d’Angela. Après plusieurs échanges, cette personne lui aurait demandé de lui transmettre des vidéos intimes, en échange de la promesse de lui remettre 500 000 francs CFA. La plaignante aurait accepté et envoyé les vidéos. La situation aurait ensuite pris une autre tournure. Son interlocuteur l’aurait menacée de diffuser les contenus si elle refusait d’entretenir des relations sexuelles avec M. Fall.

...C’est dans ce contexte que la plaignante aurait reçu un appel de ce dernier. Pour permettre son interpellation, la dame aurait feint d’accepter la proposition et fixé un rendez-vous à M. Fall, le 1er octobre 2026 à 18 heures, devant l’immeuble portant l’enseigne « Alhamdoulilah », à la ZAC de Mbao. Les enquêteurs, informés du rendez-vous, se seraient rendus sur les lieux avant le suspect et l’auraient interpellé à son arrivée.

Entendu par les enquêteurs, M. Fall aurait dans un premier temps nié les faits qui lui étaient reprochés, avant de les reconnaître, selon nos interlocuteurs, après la découverte de plusieurs vidéos à caractère sexuel sur son téléphone, dont celles attribuées à la plaignante.

Les policiers auraient également découvert, dans une application présentée comme une « calculatrice », 230 vidéos à caractère obscène et 41 photographies de femmes, dont l’identification est en cours. Les investigations auraient par ailleurs permis de mettre au jour plusieurs autres comptes utilisant des profils de femmes. L’identité de leurs titulaires ainsi que leur éventuelle implication font encore l’objet de vérifications. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue des faits et d’établir les éventuelles responsabilités.

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