Publié le 3 Oct 2026 - 17:19
LES GRANDES CONFÉRENCES DU SYNPICS

Makhtar Cissé invité de la première édition

 

Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) lance une nouvelle initiative : les Grandes Conférences du Synpics (GRACS). La première édition, prévue le 15 octobre 2026 au Théâtre Daniel Sorano, aura pour parrain le ministre de l'Intérieur, Mouhamadou Makhtar Cissé, sur le thème « Médias et cohésion sociale ».

 

Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) s’inscrit dans une dynamique d’innovation dans sa stratégie de défense des intérêts des travailleurs du secteur. Dans ce cadre, le syndicat a initié les Grandes Conférences du Synpics (GRACS), consacrées à « la mutation doctrinale du Synpics », qui amorce le passage d’un syndicalisme de « contestation corporatiste exclusive » à un syndicalisme de partenariat stratégique de co-construction républicaine avec l’État.

`` « Les GRACS constituent une innovation majeure et une rupture historique que notre organisation souhaite inscrire durablement dans son agenda institutionnel. L’objectif stratégique est de créer un espace de réflexion de haut niveau, de dialogue républicain et de confrontation des idées autour des grandes questions qui traversent notre société et qui touchent directement l’écosystème des communications », a indiqué le secrétaire général du Synpics, Moustapha Cissé, lors d’une conférence de presse ce vendredi.

La première édition des GRACS est prévue pour le 15 octobre 2026, au Théâtre National Daniel Sorano, sous le thème : « Médias et cohésion sociale ». Pour ce premier rendez-vous historique, le parrain officiel et grand conférencier sera le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Makhtar Cissé. La session du 15 octobre débutera par un panel professionnel de 90 minutes, animé par des experts, pour une analyse critique des modèles de traitement de l'information face aux dérives de l'espace numérique. S’ensuivra la remise officielle de la Grande distinction spéciale d’honneur, la plus haute distinction du SYNPICS, au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Cette distinction représente la « reconnaissance de l’appui de l’Institution présidentielle à la viabilité de la presse nationale ». Enfin, un cours magistral d'une heure sera dispensé par le ministre de l’Intérieur, suivi d’un débat citoyen.

Le Synpics compte jouer pleinement son rôle dans la stabilité nationale de notre pays. « Dans un contexte national et international marqué par des tensions politiques, des mutations technologiques et une circulation massive de la désinformation, les médias ont une responsabilité particulière dans la préservation de la paix publique et de la stabilité de nos institutions », a soutenu le SG du Synpics. Pour soutenir activement les futures réformes du secteur des médias et de la communication, un Livre Blanc, compilant l’ensemble des recommandations techniques et normatives issues des travaux de cette session inaugurale, sera remis au chef de l’État par le comité scientifique.

La presse sénégalaise, une précarité qui perdure

Malgré sa volonté de privilégier le dialogue, la négociation administrative et la concertation républicaine, le Synpics n’envisage aucunement d’abandonner sa mission première : « défendre les droits, la dignité et l’avenir des professionnels des médias ». « Le Synpics restera debout, rigoureux, vigilant et engagé pour une presse professionnelle, indépendante, économiquement viable et socialement responsable », a martelé Moustapha Cissé. Ce dernier a relevé la situation « préoccupante » dans laquelle s’enfonce la presse sénégalaise. Selon lui, « la précarité des travailleurs des médias reste une réalité quotidienne ».

Aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public, les difficultés sont prégnantes. « Cette situation ne peut plus être considérée comme une difficulté conjoncturelle ; elle appelle des réponses structurelles immédiates, car derrière les bilans économiques des entreprises de presse, ce sont des familles entières qu’on prive de dignité », a dénoncé M. Cissé, qui « interpelle solennellement l’État et l’ensemble des autorités compétentes afin qu’une solution définitive soit trouvée dans les meilleurs délais ».

Favorable à la création du Conseil national de régulation des médias (CNRM), le Synpics exige « un siège de plein droit au sein de l’organe de régulation ». En outre, il revendique une « représentation des travailleurs dans les conseils d’administration des entreprises et organismes publics de presse, notamment au Soleil, à la TDS, à la RTS et à l’APS ». Pour la révision intégrale de ses textes fondamentaux, statuts et règlements intérieurs, le Synpics va convoquer une assemblée générale extraordinaire avant la fin de l’année 2026.

LOUIS GEORGES DIATTA

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