Publié le 22 Apr 2012 - 12:30
LUTTE -YEKINI / BALLA GAYE 2 - DISPOSITIF DE SECURITE

La police prône la tolérance zéro

 

Le très médiatique combat de lutte opposant demain Yékini à Balla Gaye 2 se tiendra sous haute surveillance des forces de l’ordre (gendarmerie et de police). Si du côté de la police, des commissariats urbains, Gmi, Bip, Blc et Su, seront à pied d’œuvre, sous la supervision d’un état major, chez les pandores, un dispositif similaire a été prévu pour sécuriser les citoyens.

 

Ce «combat de lutte du siècle», qui suscite une ardente passion, nécessite un dispositif de sécurité spécial. Les forces de gendarmerie et de police ont ainsi fini de concocter un vaste et non moins dense dispositif de sécurité, allant des états majors des deux camps au stade Demba Diop, cadre de cette confrontation attendue.

 

Du côté de la hiérarchie policière, le commissaire central Harona Sy a renseigné que cette affiche qui va opposer ce dimanche, «le roi des arènes» Yakhiya Diop dit Yékini, à son challenger du jour, «Lion de Guédiawaye», Omar Sakho dit Balla Gaye 2, va nécessiter la réquisition de plusieurs entités. Il s’agit des éléments du service régional de sécurité, du commissariat central, de leurs collègues de la brigade d’intervention polyvalente, (Bip) et des limiers de la Brigade de lutte contre la criminalité, (Blc) et de la sûreté urbaine, renforcés par les éléments du groupement mobile d’intervention, (Gmi).

 

En sus de ces équipes, la hiérarchie de la police a mis en alerte l’ensemble des commissariats d’arrondissement couvrant les zones abritant les quartiers généraux des deux camps : Keur Massar et Guédiawaye. Au-delà de ces mesures, la police va jalonner les itinéraires que vont emprunter les deux camps, de leur quartiers généraux respectifs au stade Demba Diop.

 

Un accent particulier sera mis par les forces de police sur ce lieu. Chargés essentiellement de la de la sécurité dans l’enceinte du stade, la police entend procéder à une fouille systématique de tous les spectateurs afin de réquisitionner tout objet dangereux et autres armes blanches, à l’entrée. Les convois des deux lutteurs seront, précisent le commissaire Sy, «dotés de détachements des éléments de la Bip, aux fins d’escorte». Une fois au stade, tous les accompagnants des lutteurs ainsi que leurs véhicules seront fouillés.

 

L’aire de jeu sera également prise en compte par les limiers, qui vont délimiter le rayon de mouvement des lutteurs, afin d’éviter d’éventuelles confrontations. D’autres éléments, renforcés par des limiers de la Blc, seront également déployés sur les gradins où un cordon de sécurité sera mis en place pour isoler les supporter des deux camps. Harona Sy a aussi précisé que si les deux camps le désirent, ils pourront proposer des stadiers pour renforcer le dispositif de sécurité dans l’enceinte du stade.

 

Tout cet impressionnant dispositif sera piloté depuis le cabinet du commissaire central, par un état-major qui sera chapeauté par le commissaire central Harona Sy. A la fin du combat, les équipes se trouvant à l’intérieur du stade se chargeront de le vider. Leurs collègues postés sur les itinéraires des deux camps prendront alors le relais pour encadrer les mouvements de foule. Après quoi, les commissariats d’arrondissement reprennent du service en organisant des opérations de sécurisation, communément appelées «rafles», dans leurs secteurs de compétence respectifs.

 

Ce dispositif sera maintenue, selon le commissaire Harona Sy, jusqu’à une heure indue, afin de traquer les malfrats qui chercheront à profiter de la situation. A ce titre, la consigne est sans équivoque : «Tolérance zéro». Par ailleurs, la hiérarchie de la police invite toute victime d’acte de violence à saisir la police. A ce titre, des numéros ont été mis à la disposition du public.

 

Il s’agit du 33 849 87 87 – 33 842 36 95 et des numéros de cellulaires des commissaires centraux de Guédiawaye et de Dakar. Il s’agit respectivement du 77 529 00 27 et du 77 529 00 23.

 

lasenegalaise

 

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