Progep II

En marge de la deuxième réunion du Comité de pilotage (Copil) du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep II), le directeur général de l’Agence de développement municipal (ADM), Mahmoud Diop, a souligné la nécessité d’une mobilisation active de l’ensemble des acteurs territoriaux pour garantir un développement urbain équilibré.
Selon lui, le développement territorial exige l’implication de tous les acteurs de l’écosystème, notamment les collectivités territoriales, dans un contexte marqué par la réforme des Pôles-territoires et la mise en œuvre de l’Acte 4 de la Décentralisation. L’objectif est de promouvoir un développement endogène, à travers une meilleure articulation entre la gestion des externalités urbaines et celle des impacts du changement climatique, notamment les risques et catastrophes naturelles.
« Ces deux dimensions sont étroitement liées dans la mesure où la gouvernance de nos territoires dépend en grande partie de la gestion des secteurs sensibles aux risques et catastrophes naturelles dans un cadre d’urbanisation maîtrisé », a-t-il indiqué. Dans cette perspective, Mahmoud Diop estime que l’ADM doit s’imposer comme un acteur de référence dans la gestion de la résilience des villes et des municipalités.
...Cette orientation repose notamment sur trois enjeux majeurs : l’intégration de la territorialisation des politiques publiques urbaines conformément à l’Agenda national de transformation, l’ancrage dans les principes fondamentaux de la décentralisation pour une approche transversale du développement territorial, ainsi qu’une gestion axée sur les résultats et la planification stratégique à moyen terme. Présidant la rencontre, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a rappelé que le Progep II, d’un coût global de 170 milliards de francs CFA, vise à renforcer la résilience face au changement climatique tout en réduisant les risques d’inondation dans les zones les plus exposées.
Le projet cible particulièrement l’agglomération dakaroise, notamment Pikine, Keur Massar, Tivaouane Peul, Sangalkam et Bambilor, ainsi que certaines villes secondaires comme Mbour et Diourbel. Parmi les réalisations phares du programme figurent la construction de 46 000 mètres linéaires de canaux de drainage dans les départements de Pikine, Keur Massar et Guédiawaye, l’aménagement de 30 kilomètres de voiries en pavés autobloquants pour améliorer la mobilité et le drainage, ainsi que la mise en place d’un système d’alerte précoce actuellement en cours de déploiement. La mise en œuvre du projet bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires financiers, notamment la Banque mondiale, qui a accordé un prêt global de 155 milliards de francs CFA, le Fonds nordique de développement, avec un don de 4,7 milliards de francs CFA pour promouvoir des villes durables et résilientes, ainsi que la Banque africaine de développement, qui a octroyé une avance de 2 milliards de francs CFA.







