Publié le 9 Aug 2013 - 16:00
BAMBEY

 Un boa mangeur de bétail capturé et transféré à Dakar

 

Les populations du village de Keur Mor Tine, bourgade située à quelque 4 kilomètres de la commune de Bambey, ont de plus en plus de mal de cohabiter avec les boas.

Jeudi matin au réveil, la jeune dame Khady Ngom a fait un tour à son enclos pour constater la disparition de l'une de ses chèvres. Intriguée, elle s’en est ouverte à son mari qui a constaté à son tour des traces laissées par ce qui semblait être un très gros reptile et faites durant la nuit. Il entreprit alors de suivre les traces de l’animal. Au bout d’une rue menant au forage, il tomba en arrêt devant un animal d’une dimension extraordinaire. Un boa de 3 mètres de long. L'animal avait passé la nuit dans sa concession et avait fini de tuer la chèvre qu’il commençait à dévorer. C’est ainsi qu’il fit appel aux sapeurs-pompiers qui, à leur tour firent appel des agents des eaux et forêts. Grâce à tout un attirail de chasse, éléments du sapeur-pompier et éléments des eaux et forêts de Bambey sont parvenus à mettre la main sur l’animal qu'il ont acheminé à la direction nationale des Eaux et des Forêts. Mais l'opération ne s’est pas faite sans grande difficulté.

 

''Un serpent se reproduit dans ma chambre...''

Dans le village, les populations annoncent la présence d’autres boas. Alassane Tine renseigne qu'il y a deux autres boas qui ont élu domicile dans un baobab un peu à la sortie des champs. «Ces animaux sont là depuis plus de cinq ans. Tant qu’ils nous laissaient tranquilles, on ne pouvait pas les craindre». Mais la donne a changé. «Aujourd’hui qu’ils commencent à s’attaquer à notre bétail, on ne peut plus être tranquille.» L’auteur du coup de fil aux sapeurs-pompiers confie que les populations ne veulent pas s’attaquer aux animaux de peur de représailles. «L’année dernière, en période sèche, nous avions tué un boa plus grand que celui d’aujourd’hui. Quelques jours plus tard, mon frère rendait l’âme», raconte Alassane Tine pour qui les villageois croisent les doigts parce qu’elles ont peur.

D'ailleurs, raconte-t-on, dans ce village, le boa porte le bonheur partout où il est. Le vieux Dame Gning raconte que depuis le khalifat de Serigne Fallou  Mbacké, il n’y a pas eu un seul hivernage qui n’a pas porté ses fruits dans ce village. Tous les hivernages qui se sont succédé dans ce village ont produit de belles récoltes, ce qui, selon lui, a forcé l’admiration de tous ceux qui passent par ce village. Il est convaincu que cela est dû à la présence de ces reptiles. «Il y a toutes sortes de serpents dans ce village. Dans ma chambre, il y a un serpent qui s’y reproduit. Ce sont nos compagnons», souligne-t-il.

 

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