Publié le 13 Jul 2021 - 12:53

Clap Ivoire 2021

 

‘’Tang Jër’’ et ‘’Le temps de dire non’’ sont les deux courts-métrages choisis par la Direction de la cinématographie pour représenter le Sénégal à la 21e édition du concours Clap Ivoire prévue du 6 au 10 septembre 2021 à Abidjan (Côte d’Ivoire). Réuni le jeudi 8 juillet 2021 au Secrétariat permanent du Fopica, le jury national du Sénégal a fait des œuvres de Selly Raby Kane et d’El Hadj Demba Dia les compétiteurs sénégalais dans les catégories Fiction et Documentaire.

Ces deux productions se sont distinguées sur une liste de 12 films pour le premier genre et de 5 documentaires. Clap Ivoire est un festival de concours de courts-métrages-vidéo de jeunes techniciens et réalisateurs des pays membres de l’UEMOA et de la CEDEAO. Le réalisateur Abdou Aziz Cissé, le producteur Souleymane Kébé, l’actrice Rokhaya Niang, la journaliste Bigué Bob et le chef du Bureau des manifestations cinématographiques Mamadou Matar Dramé ont été convaincus par ‘’l’originalité, les qualités esthétiques et techniques de la démarche de réalisation et surtout de direction des acteurs’’ dans ‘’Tang Jër’’.

...Cette fiction de la styliste sénégalaise, qui explore les délices du septième art, raconte l’histoire d’Onfaaya, ‘’un tenancier de Tangana (restaurant de quartier) atypique qui observe le ballet incessant des êtres presque surréels qui peuplent la ville de Dakar’’. Esseulés, agités, incompris, font de sa vie une aventure qui n’est pas de tout repos. La réalisatrice qui ne se fixe pas de frontières entre les genres artistiques, sera une représentante de taille pour succéder à son compatriote Mamadou Diop dont le film ‘’Palanteer M’bedd’’ a gagné le Prix de la meilleure fiction lors de la 20e édition.

Pour la catégorie documentaire, le jury a fait confiance à un cri du cœur pour la planète. Dans ‘’Le temps de dire non’’, El Hadj Demba Dia met en scène ‘’Bargny, une communauté de 70 000 habitants, polluée par des infrastructures industrielles, sa population asphyxiée et ses habitants menacés par l’avancée de la mer. Père Ibe, policier à la retraite et père de famille au bord de l’épuisement, engage une dernière lutte pour sauver son environnement en péril’’. Ses atouts ont été la rigueur dans la démarche artistique et ‘’surtout la poétique de l’espace qui confère une haute qualité esthétique au film’’.

 

Section: 
VERNISSAGE DE L’EXPOSITION “OLYMPIENNES AFRICAINES” : Ces femmes qui ont ouvert la voie
JURIPLUME – ENTRE DROIT ET LITTÉRATURE : Dix plumes en lice pour trois prix
RAMATOULAYE DIALLO, DITE “BLACKISH” : À Nguekhokh, Blackish veut faire du festival un tremplin pour les jeunes
PREMIER ESSAI : Nogaye Babel Sow ose être lue
EXIL ACADÉMIQUE : Quand le savoir cherche refuge
COLLOQUE INTERNATIONAL “LE RIRE EST-IL LA POLITESSE DU DÉSESPOIR ?” : Boniface Mongo-Mboussa, le rire comme résistance
“IL ÉTAIT UNE FOIS GAZA” : L’art contre l’effacement
LITTÉRATURE : “Le Temps de Tamango” retrouve les librairies sénégalaises
THÉLYSON ORÉLIEN - “C’ÉTAIT ÇA OU MOURIR” : L’auteur répond aux accusations d’IA et reconnaît des plagiats
EMPREINTE 100 ANS : Quatorze artistes pour raconter le Sénégal
PRIX CHEIKH HAMIDOU KANE : Un héritage à lire au présent
« EN MOUVEMENT, EN LUMIÈRE » : Ina Thiam donne leur place aux sportives sénégalaises
CHAMBRE 207 : De l’ombre à la lumière
A LA DÉCOUVERTE DU GRAFFITI : Un art en quête de reconnaissance
ÉTAPE DAKAROISE DU RED BULL BC ONE : Quand le breaking mondial rencontre la scène locale
PONT DES STYLES : Quand la mode jette un pont entre les générations
LE CONTRAT : De Jololi à Prince Arts, une histoire de transmission
PORTRAIT – ANNE-MARIE FAYE NDIAYE : De Louga à Dakar, un autre regard sur la culture
CINÉMA : Quand le public devient critique de cinéma
EMPREINTE 100 ANS : Dakar prépare déjà l'héritage des JOJ 2026