1 000 jeunes attendus à Ouagadougou

À quelques mois du Colloque mondial de la jeunesse, prévu en décembre à Ouagadougou, les préparatifs s’intensifient. Près de 1 000 jeunes, venus de plusieurs pays et des 17 régions du Burkina Faso, sont attendus à ce rendez-vous consacré aux grands enjeux de la jeunesse. Néné Maricou, gestionnaire de projet et conseillère technique du Rojalnu mondial, revient sur les ambitions de cette rencontre.
Placer les jeunes au cœur des réflexions sur les grands défis contemporains. C’est l’une des ambitions du Colloque mondial de la jeunesse, dont les préparatifs se poursuivent à quelques mois de sa tenue à Ouagadougou. Dans une interview accordée à EnQuête, Néné Maricou, gestionnaire de projet et conseillère technique du Rojalnu mondial, souligne l’importance de cette rencontre internationale qui devrait réunir près de 1 000 jeunes issus de plusieurs pays et des 17 régions du Burkina Faso.
L’initiative s’inscrit dans le cadre de l’Atelier international préparatoire du Colloque mondial de la jeunesse, organisé en collaboration avec le ministère burkinabè en charge des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, et couplé à la célébration de la Journée internationale de la jeunesse. « Cette rencontre est importante parce qu’elle permet à la jeunesse de se retrouver, d’échanger, de partager ses expériences et surtout de proposer des solutions face aux défis auxquels elle est confrontée », explique Néné Maricou.
Placée sous le thème « L’horizon 2030 : une jeunesse souveraine et solidaire au cœur de la transformation globale », la rencontre abordera plusieurs préoccupations majeures. L’emploi et l’entrepreneuriat, l’éducation, l’innovation, la santé des adolescents et des jeunes, la prévention du VIH, les changements climatiques, la paix, la gouvernance et la souveraineté des États figurent parmi les sujets annoncés. Pour Néné Maricou, la diversité des participants constitue l’un des atouts majeurs du rendez-vous. « Réunir autant de jeunes issus de différents territoires et de différents pays permettra de croiser les expériences, de mieux comprendre les réalités de chacun et de construire des réponses communes », estime-t-elle.
Au-delà de la mobilisation, la conseillère technique du Rojalnu mondial insiste sur la nécessité de renforcer la participation des jeunes dans les processus de décision. Elle estime que ceux-ci ne doivent plus être considérés uniquement comme des bénéficiaires des programmes de développement, mais comme de véritables partenaires dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques qui les concernent. Le Colloque mondial entend ainsi offrir aux jeunes un espace pour participer aux consultations, formuler des recommandations et contribuer au suivi des engagements qui seront pris.
Pour la gestionnaire de projet sénégalaise, le principal défi sera toutefois de transformer les discussions en résultats concrets. « Il ne s’agit pas simplement de réunir 1 000 jeunes pour discuter. L’enjeu est de faire en sorte que leurs idées, leurs recommandations et leurs propositions puissent être prises en compte et transformées en actions », souligne-t-elle. La rencontre devrait ainsi favoriser une dynamique de co-construction entre les jeunes, les pouvoirs publics, les institutions internationales, le secteur privé et la société civile.
Cette étape préparatoire doit également contribuer à la préparation du grand Colloque mondial de la jeunesse prévu en décembre, avec la participation attendue de délégations issues de plusieurs pays et de responsables institutionnels autour des grandes priorités de la jeunesse. Pour Néné Maricou, cette mobilisation constitue aussi une occasion de porter l’expérience et la contribution de la jeunesse sénégalaise dans les espaces internationaux. Au-delà de cette rencontre, elle défend une vision à plus long terme : donner aux jeunes, particulièrement en Afrique, davantage d’espaces pour s’exprimer, proposer des solutions et prendre part aux transformations de leurs sociétés.
Ndeye Diallo (Thiès)






