Acces services publics
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‘’Bon nombre de Sénégalais jugent l’accès aux services publics difficile et certains n’hésitent pas à verser des pots-de-vin pour obtenir le service sollicité’’. C’est ce que révèle une enquête nationale menée par le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres). En effet, bien que les structures de services publics existent à travers le pays, l’accès aux services sociaux de base est un problème pour beaucoup de Sénégalais, selon l’enquête.
Il se trouve que 40 % des Sénégalais ont payé des pots-de-vin au moins une fois pour éviter des difficultés avec la police et pour obtenir les documents d’identité (23 %), l’assistance de la police (13 %), les soins médicaux (10 %) et les services de l’école publique (8 %). Les résultats indiquent également que 92 % des zones enquêtées enregistrent une forte présence d’infrastructures scolaires, de réseaux électriques (81 % des zones), de systèmes d’adduction d’eau (81 %) et d’établissements sanitaires (69 %) à travers le territoire national.
Toutefois, peu de répondants habitent dans des zones desservies par des postes de police/gendarmerie (38 %), des bureaux de Poste (32 %) et des systèmes d’évacuation des eaux usées (22 %). La majorité des Sénégalais ont sollicité les services d’un établissement de santé (76 %), d’une école publique (57 %) et d’un organisme d’enregistrement (54 %) au cours de l’année précédant l’enquête. Parmi ceux qui avaient eu affaire aux principaux services publics au cours de l’année écoulée, des proportions importantes trouvent qu’il était ‘’difficile’’ ou ‘’très difficile’’ d’accéder aux soins médicaux (65 % des répondants), aux documents d’identité (58 %), à l’assistance de la police (46 %) et aux services des écoles publiques (36 %).