Acsif
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Le président d’Acsif, Famara Ibrahima Cissé, pense qu’il y a des choses à expliciter dans la loi sur l’usure. Dans la pratique de certaines banques, le client ‘’est obligé’’ de souscrire à un certain nombre de services ou produits, sans en exprimer parfois le besoin pour, ajoute-t-il, prétendre bénéficier d’un crédit. Dans un communiqué parcouru par ‘’EnQuête’’, il soutient en plus que cette pratique engendre souvent le sentiment d’être facturé plus que ce qui est mentionné dans la convention.
‘’La loi sur la redéfinition et la répression de l’usure, transposée en droit interne au Sénégal, telle qu’elle est libellée, laisse transparaitre des insuffisances qui fausseraient l’esprit qui a mené à son adoption’’, écrit-il. Cet état de fait, à son avis, doit amener le législateur ‘’à clarifier et à intégrer la prise en charge’’ de ces frais dans le calcul du taux effectif global (TEG). Ce dernier, fait-il savoir, ne prend pas compte, dans le calcul, des frais supplémentaires obligatoirement facturés à l’usager. L’estimation du coût de l’argent emprunté, poursuit-il, risquerait d’être faussée’’.
Ainsi, il préconise que les frais liés aux mouvements de crédits ou de débits de prêts de même que les produits comme le paquage ou encore la carte Gaba, conditionnés au prêt, soient pris en compte dans le calcul du taux effectif global. Selon lui, ces frais augmentent le coût de l’argent emprunté.