Publié le 8 Jun 2021 - 22:34
CARTE DE PRESSE

Un premier pas pour assainir le secteur de la presse

 

Installée en janvier 2021 par le ministre de la Culture et de la Communication, la commission nationale de carte de presse veut marquer une nouvelle ère dans le secteur de la presse. Le processus enclenché a donné ses premiers résultats. Trente-sept cartes nationales de presse ont été confectionnées et distribuées, hier.

 

Les toutes premières cartes nationales de presse ont été délivrées, hier, par la Commission nationale de  délivrance de la Carte de Presse. Présidé par le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, ce comité a fait le premier pas vers l’assainissement de la presse. ‘’La cérémonie qui nous réunit, aujourd’hui, marque une étape capitale dans le processus de la mise en œuvre des réformes du secteur de la presse’’, a déclaré le ministre. Qui estime que cette carte est désormais le seul document officiel qui donne la qualité de journaliste et de technicien de médias.

D’après lui, pour bénéficier des dispositions prises par l’Etat en faveur de la presse, notamment les formations continues ou les sessions de renforcement des capacités, aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger, ‘’tout journaliste ou technicien de médias doit obligatoirement détenir la carte nationale professionnelle’’. A cela, il ajoute que, d’ici quelques temps, ‘’la nouvelle carte sera exigée pour prouver votre qualité de journalistes ou de technicien de médias et sera demandée aux reporters pour un accès libre aux lieux et aux espaces d’évènements ou de manifestations publics représentant un intérêt médiatique’’.

C’est en ce sens que le président de la commission, Daouda Mine, interpelle ses confrères et les invite à se rapprocher d’eux ‘’pour se registrer pour être en conformité avec la loi’’. ‘’Il ne faut pas attendre qu’on dise qu’à partir de telle date la carte sera obligatoire pour qu’il ait un rush (…) Nous, au niveau de la commission, ferons notre travail, mais les professionnels des médias doivent jouer le jeu pour qu’on puisse arriver à cet assainissement-là qui arrange tous professionnels des médias’’, a-t-il ajouté.

Côté sécuritaire, Daouda Mine a signalé que la falsification de ladite carte est pratiquement impossible, car ‘’au niveau de celle-ci vous avez un code et à côté de cela, la loi nous dit que nous avons l’obligation de publier la liste de tous les journalistes et techniciens de la communication. Aujourd’hui, nous avons confectionné 37 cartes, les noms des 37 personnes détentrices de la carte vont figurer sur notre site internet dénommé Commission de la Carte de Presse’’.  Aussi, ‘’les personnes qui utilisent des cartes falsifiées s’exposent à des sanctions prévues par le Code de la presse, ainsi que le Code pénal’’, prévient M. Mine.

Deux rôles majeurs

Par ailleurs, le président de la commission n’a pas manqué d’expliquer les deux rôles majeurs de cette commission, suite à un travail intérieur disposé par le Code de la presse, afin de fixer les règles du jeu. ‘’La commission a deux rôles : délivrer les cartes nationales de presse et valider l’expérience de ceux qui ne sont pas sortie d’écoles de formation. Donc, nous avons un arrêté ministériel portant  règlement intérieur et un arrêté ministériel portant canevas de validation des acquis de l’expérience’’, a-t-il expliqué

Cent soixante-six dossiers ont été reçus dont 138 en présentiels et 28 via le site, selon Daouda Mine. Après vérification et pour que les personnes soient en conformité avec la loi, 37 ont été acceptées, ‘’parce que la majeure partie de ces gens recalés n’avaient pas pris le temps de légaliser leurs diplômes’’, d’où la satisfaction du ministre qui estime que ‘’cette carte instituée par la loi portant le code de la presse est une preuve d’engament commun d’assainir, de protéger et de renforcer les professions de journalistes et de techniciens de médias’’. Un deuxième lot de distribution de nouvelles cartes est prévu, ce 15 juin prochain, d’après le président. 

ARAME FALL NDAO

Section: 
ATTENTAT À LA PUDEUR ET PÉDOPHILIE : Cira Diouf risque cinq ans de réclusion criminelle
PROGRAMME NATIONAL D'ACCES AU LOGEMENT ET DE RENOVATION URBAINE (PNALRU) : La main tendue de l'État aux acteurs financiers
GOUDOMP - 11 FILLETTES EXCISÉES LE SAMEDI 15 FÉVRIER : L’UNICEF, l’UNFPA et l’ONU Femmes réclament des poursuites
SUSPENSION LOTISSEMENT HANGAR PÈLERIN : Les acquéreurs en règle dénoncent une suspension arbitraire
Dette intérieure
Déforestation
DÉTENTION ET MISE EN CIRCULATION DE FAUX BILLETS DE BANQUE : Quand un change de 2 000 euros brise une amitié et mène à la prison
KAOLACK - DÉSENGORGEMENT DE LA VOIE PUBLIQUE : Les occupants de l’avenue John Fitzgerald Kennedy déguerpis
LANCEMENT NEW DEAL TECHNOLOGIQUE : Le Gouvernement décline sa nouvelle feuille de route
GAMOU DE GASSANE : Les difficultés de la commune partagées
And Gueusseum
Lutte contre l'insécurité Dakar
CHAVIREMENTS RÉCURRENTS DE PIROGUES DE MIGRANTS : Boubacar Sèye accuse la Tunisie et l’Europe
MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE L'ACTION SOCIALE : Un audit du personnel révèle des irrégularités
PORTRAIT DE MONSEIGNEUR ANDRÉ GUÈYE, NOUVEL ARCHEVÊQUE DE DAKAR : Un clerc au service du dialogue interreligieux  
LUTTE CONTRE LA MORTALITÉ MATERNELLE ET NÉONATALE : RÉDUCTION DES DÉCÈS ÉVITABLES : Investir dans la santé des jeunes, selon la présidente de l’ANSFES
PORTRAIT DE BABACAR FAYE, DG DU SIRN : Un expert des études topographiques et géodésiques
KAOLACK -  JOURNÉE NATIONALE DE L’ÉLEVAGE : Les promesses de Diomaye Faye aux éleveurs
CODE PASTORAL, POTENTIEL GÉNÉTIQUE DU CHEPTEL, VOL DE BÉTAIL… : Ce que les éleveurs attendent de Bassirou Diomaye Faye
Vigile trafiquant