Publié le 23 Aug 2015 - 21:01
CONTRIBUTION

Décisions rendues par  le Groupe de Travail des Nations Unies contre les détentions arbitraires  

 

A quoi joue la RADDHO ?

La réaction des organisations de la société civile particulièrement  la RADDHO  à la suite de l'arrêt rendu par le Groupe de travail suscite de multiples interrogations auprès des acteurs sociaux, et simples citoyens que nous sommes.

 En effet, il est difficile de comprendre les raisons qui poussent la RADDHO à demander avec autant de pressions médiatiques au Gouvernement de donner suite aux avis formulés par le Groupe de Travail alors qu’au même moment, une autre décision rendue par le Comité des Experts Africains sur les Droits et Bien être de l’Enfant concernant la mendicité des enfants souffre grièvement d’une mauvaise publicité !

 Et pourtant, c’est la RADDHO qui est à l’origine de la plainte adressée au Comité des Experts Africains sur les Droits et les Bien Etre de l’Enfant condamnant le Gouvernement du Sénégal à prendre les mesures idoines pour mettre fin à la mendicité des enfants dans les plus brefs délais.

Au lieu de travailler à ce que les décisions rendues par cette instance soient mises en œuvres conformément au engagement du Sénégal en Afrique, on préfère plutôt mettre l’accent sur un autre dossier qui concerne un organe onusien. Pourquoi cette attitude de deux poids, deux mesures sur des avis émis par des instances consultatives concernant une même problématique : le respect des droits humains ? Ou bien l’avis du Comité des Experts Africains est moins important que celui du Groupe de Travail de l’ONU ? Les droits des enfants sont t ils  moins importants que ceux  des politiciens détenus « arbitrairement » ? 

Cette attitude disproportionnée de la RADDHO  qui est pourtant une organisation qui a beaucoup œuvré pour la construction des sociétés démocratiques respectueuses des droits humains ne saurait être justifiée dans le contexte actuel de promotion des droits humains.

En outre, la tendance actuelle notée dans le mode de fonctionnement de nos organisations de la société civile est en déphasage avec les réalités du moment. L’Afrique est marche pour le développement et dans ce sens, nos efforts doivent être mobilisés autour du renforcement de nos institutions au lieu de travailler à leurs discrédits aux yeux d’organes onusiens  très souvent obsolètes. Il est triste de constater l’attitude ré actionniste de la société civile qui préfère dénoncer les manquements que travailler à les solutionner.  

Aujourd’hui, nos énergies doivent être déployées au niveau social, car c’est là ou se trouve les véritables préoccupations des sénégalais. Les guerres de positionnement politiques  et autres querelles politiciennes ne nous apporterons pas grand-chose, au contraire, ils ne feront que nous retarder davantage.

Les priorités sont  dans le domaine du foncier avec le phénomène de l’accaparement des terres qui nous menace,  elles sont aussi culturelles avec l’effritement de nos valeurs et traditions, elles sont enfin sécuritaires avec la montée du terrorisme. 

Mouhamadou SOW

Citoyen Sénégalais

Email : nguiresoh@gmail.com

 

Section: 
Lettre ouverte à Monsieur Bacary Sarr, Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement
CONCERTATIONS NATIONALES : L’économie ne peut plus attendre
AU-DELÀ DES RÉFORMES : Refonder l’éducation sénégalaise pour bâtir le capital humain du XXIe siècle
SÉNÉGAL : Quand gouverner sans la majorité devient le défi démocratique
Petite reflexion sur la figure messianique au Sénégal
Au fond des pensées d’un homme
Abdoulaye Wade, ou la grandeur d’un destin sénégalais
De l’exigence de résultats et les raisons de douter
Observations*
Hommage au Professeur Mouhamadou Moustapha Kassé
Le sort des femmes, une préoccupation saillante dans le bilan du Président Wade
EROSION CÔTIÈRE : Extraction frauduleuse de sable marin, inaction locale de protection des plages et propositions
Le Président Wade à cent ans
DU SALOUM AUX MARCHES INTERNATIONAUX : Et si le prochain champion sénégalais était aujourd’hui un paysan ?
Requiem pour le Sahel ou le dernier voyage de Maurice Freund
BAMAKO AU BORD DE LA PARALYSIE : BLOCUS, PÉNURIES ET GUERRE ÉNERGÉTIQUE. Le sabotage de Manantali : un tournant dangereux dans la crise malienne
LE CHEMIN DE L’ESPOIR : Pour une relation Sénégal-France apaisée, souveraine et équilibrée
TURBO-RÉVOLUTION FINANCIÈRE AU SÉNÉGAL Entre orthodoxie du FMI, défi de la dette et explosion des alternatives endogènes
LE DESTIN DU PRÉSIDENT DIOMAYE : Entre démission et cohabitation forcée
LETTRE OUVERTE : À Son Excellence le Président de la République,