Les victimes de la répression de 2021-2024 saisissent les Nations unies

Une délégation du Collectif des familles des martyrs, du Collectif des victimes de Macky Sall et de l'Initiative Zéro Impunité (IZI) a été reçue, hier, par le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel. Les organisations ont remis un mémorandum demandant que les violences survenues entre mars 2021 et février 2024 soient portées à l'attention des plus hautes autorités des Nations unies.
Les collectifs de victimes des violences politiques survenues entre mars 2021 et février 2024 poursuivent leur plaidoyer sur la scène internationale. Une délégation du Collectif des familles des martyrs, du Collectif des victimes de Macky Sall et de l'Initiative Zéro Impunité (IZI) a été reçue en audience, hier, par Leonardo Santos Simão, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel lit-on dans un communiqué reçu hier à EnQuête.
Au cours de cette rencontre, les représentants des victimes ont présenté leur lecture des événements ayant marqué cette période, qu'ils qualifient de « répression politique ». Selon eux, ces trois années se sont traduites par « de nombreuses pertes en vies humaines, des milliers de blessés et de détenus politiques ».
À cette occasion, la délégation a remis au représentant onusien un mémorandum dressant le bilan de cette séquence de l'histoire politique récente du Sénégal. Le document est destiné à être transmis « aux plus hautes autorités onusiennes », selon les collectifs, qui souhaitent attirer l'attention des Nations unies sur les violations présumées des droits humains commises durant cette période.
Dans leur communiqué, les organisations remercient Leonardo Santos Simão pour « sa disponibilité et son écoute à l'égard des victimes », sans préciser les suites qui pourraient être données à cette démarche auprès des instances des Nations unies. Cette audience s'inscrit dans la stratégie de plaidoyer engagée par les collectifs afin d'obtenir la reconnaissance des préjudices subis par les victimes et de maintenir la question de la reddition des comptes au cœur du débat public.
Fatou Ba






