Paludisme

Le lancement de la campagne hivernale contre le paludisme couplée à la journée mondiale de lutte contre le paludisme a eu lieu avant-hier, sous le thème : « Motiver pour éliminer le paludisme. Maintenant, nous pouvons. Maintenant, nous devons ».
Venu présider cette rencontre, le ministre de la Santé et de l'Hygiène publique, Ibrahima Sy, a rappelé que cette célébration rentre en parfaite ligne avec sa nouvelle orientation de prévention et de promotion de la santé, qui explique la présence à ses côtés de ses collègues ministres de la Culture, de l'Artisanat, du Tourisme, mais également des ministres de la Communication et des Relations avec les Institutions pour matérialiser la politique de la santé dans toutes les politiques. L
a prévention, la promotion de la santé, selon lui, ne peuvent pas être en bonne marche sans l'implication des autres secteurs ministériels, comme l'éducation, la culture. « Chaque année à l'approche de l'hivernage, notre pays entre dans une période de vigilance accrue.
Les pluies, si précieuses pour notre agriculture, créent également des conditions favorables à la prolifération des moustiques en offrant des gîtes larvaires. Dans de nombreuses régions de notre pays, cette saison correspond à un pic de transmission qui expose particulièrement les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes », a-t-il précisé. Avant d'ajouter que grâce à l'impulsion du Président de la République et à la coordination du gouvernement, le Sénégal a enregistré au cours des dernières années des avancées significatives dans la lutte contre le paludisme : généralisation de la distribution des moustiquaires imprégnées d'insecticides, extension de la chimioprévention aux enfants de 3 à 120 mois dans les zones à forte transmission, renforcement du diagnostic rapide et de la prise en charge gratuite dans nos structures de santé, ainsi que le développement de la surveillance épidémiologique à base communautaire.
« Les résultats obtenus en 2025 ont montré une baisse drastique de l'incidence nationale de paludisme à 12,8 cas pour 1 000 habitants contre 22,8 cas pour 1 000 en 2024 », a informé le ministre.






