Trois cent soixante-quinze officiers formés en 13 ans
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L’Écoles des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) a eu à assurer la formation de 375 officiers, en 13 ans d’existence. Hier, lors de la sortie de la 13e promotion, le commandant de cette école en a profité pour appeler les sous-officiers à épouser l’éthique et la discipline.
Après deux ans de formation, les élèves de la 13e promotion de l’École des officiers de la Gendarmerie nationale (EOGN) ont reçu, hier, leurs parchemins. La mission de l’EOGN, selon son commandant, est de former des officiers actifs, destinés à l’encadrement des unités de la gendarmerie. La formation, d’après le colonel Abdoulaye Diagne, s’articule autour de 5 volets, que sont les instructions générale, militaire, professionnelle et juridique, et l’entrainement physique et sportif. Les stages spécialisés, notamment l’immersion en unité opérationnelle, permettant aux stagiaires d’appréhender, de manière concrète, les responsabilités inhérentes au commandement d’une unité territoriale ou mobile, complètent leur formation. Les enseignements sont assurés par un corps professoral de référence, composé d’universitaires et d’officiers des forces armées ainsi que de gradés aux compétences avérées.
A ce jour, selon le colonel Diagne, l’EOGN a assuré la formation de 375 officiers au total dont 340 Sénégalais et 35 agents de pays amis du Sénégal. Quant à la 13e promotion qui est sortie hier, elle est forte de 39 élèves-officiers dont 33 Sénégalais, six stagiaires originaires de la République centrafricaine, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée. Elle compte en son sein trois élèves-officiers de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et deux élèves-officiers féminins de la gendarmerie.
Hier, le colonel Diagne a appelé les récipiendaires à avoir comme cheval de bataille l’éthique et la discipline, car selon lui, le commandement n’a pas de sens sans elles. ‘’C’est l’épine dorsale de l’exercice du commandement. Elle guide et éclaire, au quotidien, les actions de l’officier. L’éthique de l’officier est indissociablement liée à la discipline militaire, force principale des armées fondée sur le principe de la stricte obéissance aux ordres et sur le respect des lois et règlements. La discipline, c’est également l’adhésion aux sujétions de l’Etat militaire qui requiert, faut-il le rappeler, une disponibilité permanente et un comportement empreint de droiture et de loyauté’’, a confié le colonel Diagne. Pour qui, l’éthique de l’officier, c’est également l’appropriation du devoir de réserve avec son corolaire, le respect du secret professionnel.
Il s’agit alors, selon lui, d’observer la discrétion sur tous les faits, informations ou documents dont ils auront connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de leurs fonctions. L’éthique leur commande à se soumettre à la réserve qu’impose leur statut à l’égard des opinions philosophiques, politiques et religieuses, mais également dans leurs rapports aux médias et réseaux sociaux.
‘’Aspirants de la promotion Lieutenant Patrick B. Sagna, en vous adossant aux exigences d’éthique comme guide de vos actions, vous obéissez d’abord à un commandement intérieur qui forge la personnalité de l’officier. Vous aurez la lourde responsabilité de perpétuer la mémoire de votre parrain. Il fit l’unanimité autour de sa personne pendant ses trois années de présence dans la gendarmerie’’, conclut-il.
CHEIKH THIAM