Un bilan d’étape positif

Le pacte national de la stabilité sociale pour la croissance inclusive et durable (PNSS-CID) a porté ses fruits. Sur plusieurs secteurs, les premiers résultats traduisent une dynamique de concrétisation des engagements de l’Etat.
Près d’un an après sa signature, le 1er mai 2025, le pacte national de la stabilité sociale pour la croissance inclusive et durable (PNSS-CID) affiche ses premiers résultats, traduisant une dynamique de concrétisation des engagements de l’Etat. Des résultats jugés positifs, près d’un an après la signature du pacte national de la stabilité sociale pour la croissance inclusive et durable (PNSS-CID).
Selon le gouvernement, le bilan d’étape de la mise en œuvre de ce Pacte national a fait état d’avancées majeures dans plusieurs domaines. D’abord, l’on parle d’une amélioration du cadre juridique du travail décent. L’Etat informe que la réforme du Code du Travail et du Code de la Sécurité sociale est en cours de finalisation. Le gouvernement dit aussi avoir pris des mesures concrètes en faveur de la protection des catégories professionnelles vulnérables : révision des barèmes salariaux des travailleurs domestiques et gens de maison, et des travailleurs des professions agricoles et assimilés. Il y a aussi la suppression des équivalences à la durée légale du travail dans le secteur de l’hôtellerie (arrêté n°12677, arrêté n°12678, arrêté n°12679).
Le processus d’élaboration du projet de loi portant Statut général de la Fonction publique a été engagé. La réforme, dit-on, vise l’avènement d’une Administration publique plus agile, performante et inclusive. Le projet de loi portant Code général d’éthique et de déontologie des agents publics aurait achevé l’ensemble de la procédure normative. "L'évaluation du décret n°95-264 du 10 mars 1995 relatif à la délégation de pouvoirs en matière de gestion du personnel a permis de formuler des recommandations en vue de son actualisation, afin de mieux l’adapter aux exigences actuelles de déconcentration et d’efficacité administrative ", a-t-on indiqué, soulignant que les concertations tripartites engagées sur la réforme des régimes de retraite (IPRES et FNR) ont enregistré des avancées appréciables.
On parle du déploiement progressif du Régime simplifié pour les petits contribuables (RSPC) et le renforcement des mécanismes de couverture sociale au profit des artisans, des travailleurs agricoles, des journaliers et des travailleurs non permanents.
L’autre point concerne le règlement des contentieux liés aux licenciements. Le gouvernement informe avoir pris en charge les contentieux liés aux licenciements dans certaines entités publiques et parapubliques, par le dialogue et la concertation tripartite. Les efforts déployés ont permis d’obtenir les résultats suivants dans des structures telles que le Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose. La situation de vingt-trois (23) travailleurs licenciés pour motif économique a été examinée. « À l’issue des échanges, l’administration s’est engagée à élaborer et à soumettre un plan de réintégration et/ou d’accompagnement, tenant compte des besoins réels de la structure, dans une logique de prévention des risques juridiques et d’apaisement du climat social », a-t-on appris.
FONGIP, Dakar Dem Dikk (DDD), CDC
En ce qui concerne la situation au Port autonome de Dakar (PAD), les discussions ont porté sur le non-renouvellement de 725 contrats à durée déterminée (CDD), dont 288 cas susceptibles de requalification, ainsi que sur deux licenciements pour faute lourde. D’après la note, il a été convenu de poursuivre les discussions internes en vue de la réintégration progressive des travailleurs concernés.
Par rapport à la société Dakar Dem Dikk (DDD), les concertations ont donné lieu à la régularisation de 214 agents prestataires en Contrats à durée indéterminée (CDI). La direction, dit-on, a également exprimé sa disposition à examiner favorablement les demandes de réintégration de 12 travailleurs licenciés antérieurement, au cas par cas.
Concernant le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des mines (MEPM), la situation de 44 travailleurs sous contrat à durée déterminée, dont les contrats avaient été suspendus, a été examinée à la lumière d’un audit. On parle d’avancées enregistrées avec la réintégration de 8 travailleurs. Il a été convenu de poursuivre le traitement des dossiers restants sur la base des recommandations de l’audit.
Au niveau du Caisse des Dépôts et Consignations, la situation de 37 travailleurs ayant signé des conventions de rupture à l’amiable a été jugée entièrement résolue. Les parties ont reconnu le caractère consensuel et apaisé du processus conduit. Au Fonds de Garantie des investissements prioritaires (FONGIP), les concertations ont permis de clarifier la nature des licenciements intervenus et d’explorer les possibilités de réintégration partielle de certains travailleurs, ainsi que des mesures d’accompagnement appropriées.
La question de la gestion des carrières a été aussi évoquée. L’on note des progrès enregistrés en matière de digitalisation des procédures, d’interconnexion des systèmes d’information (Girafe, mirador, Solde, Pension), et de dématérialisation des CAP. Ces progrès auraient permis d’améliorer significativement la célérité, la transparence et l’équité dans la gestion des carrières.
Renouveau du service public
Au niveau du renouveau du service public, plusieurs initiatives structurantes ont été engagées. Il y a une réforme des curricula et du cadre juridique du secteur de la Santé. Le ministère de l’Éducation nationale a engagé, le 15 janvier 2026, la refondation curriculaire de l’École sénégalaise. Cette initiative vise une transformation en profondeur des contenus et des approches pédagogiques afin d’adapter l’éducation aux réalités socioculturelles du pays et aux exigences du monde contemporain. La réforme associe l’ensemble des acteurs du système éducatif autour d’une vision partagée d’"une école de qualité, porteuse des valeurs nationales et orientée vers la formation de citoyens compétents, responsables et engagés". Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a également engagé la réforme du cadre juridique et institutionnel du secteur de la santé. L’objectif est de moderniser la gouvernance sanitaire et d’améliorer durablement la qualité de l’offre de soins.
Traitement des accords sectoriels
Le dynamisation du dialogue social aurait permis d’enregistrer des avancées majeures : Généralisation de l’indemnité représentative de logement à tous les agents de la Fonction publique, signature de l’accord du 7 août 2025 avec l’Entente SYTJUST–UNTJ, prise en charge de la question des décisionnaires : signature du décret n° 2026-65 modifiant le décret n° 2006-392 du 27 avril 2006 complétant le décret n° 77-987 du 14 novembre 1977 portant statut particulier du cadre des fonctionnaires de l’enseignement et du décret n° 2026-66 modifiant le décret n° 74-347 du 12 avril 1974 fixant le régime spécial applicable aux agents non fonctionnaires de l’Etat.
De plus, il y a le reversement des maîtres d’EPS (MEPS) dans le corps des professeurs collège, d'enseignement moyen général (PCEMG). D’ailleurs, la première cohorte a achevé sa formation. Les deux restantes devront être prises en charge au cours de l’année. Par rapport à l’ouverture des passerelles professionnelles, il y a eu un recensement exhaustif des chargés de cours (PCEMG et PEM titulaires d’une Licence ou d’un Master, professeurs contractuels sans diplôme professionnel) en vue de leur formation à distance à la FASTEF. Il y a aussi l’autorisation de recrutements : 500 enseignants-chercheurs ; 2 000 enseignants ; 2 500 agents de la santé. De plus, il y a l’accord avec les syndicats des Collectivités territoriales sur la revalorisation salariale.
Par rapport à la situation de la Croix-Rouge sénégalaise, l’on note une budgétisation des arriérés de salaires au mois de mai 2025, intégrée dans la Loi de finances initiale (LFI) 2026, ainsi que le renouvellement de l’ensemble des instances de la structure.
Au niveau du secteur Education- Santé, l’Etat renseigne que des "injustices" vieilles de plusieurs décennies ont été corrigées. Un nouveau délai de deux ans est accordé à certains enseignants contractuels (maîtres, professeurs et chargés de cours) pour demander leur intégration dans un corps de fonctionnaires. Pour être éligible, ils doivent avoir moins de 35 ans et posséder un diplôme professionnel requis par un décret de 1977. Cette mesure vise à faciliter leur affiliation au Fonds national de retraite et à régulariser leur situation budgétaire.
En outre, il y a le reclassement en cas d’obtention en cours de carrière d’un diplôme professionnel.
BABACAR SY SEYE







