Publié le 22 Jul 2023 - 17:24
INTERDICTION DE SA MANIFESTATION PACIFIQUE

F24 fulmine contre l'autorité

 

Le F24 a dit son indignation suite à la nouvelle interdiction de sa manifestation prévue hier vendredi. La plateforme soutient aussi avoir privilégié la conservation et la consolidation de la paix sociale à la confrontation.

 

Le F24 regrette la énième interdiction de son envie d'organiser une manifestation pacifique. "Conformément aux lois et règlements en vigueur, une lettre d’information a été déposée auprès des autorités compétentes qui, malheureusement, ont opposé une fin de non-recevoir, invoquant des motifs légers, illégaux et irrecevables", fulmine le F24 qui n’a pu tenir sa manifestation pacifique prévue ce 21 juillet. "Après analyse du contexte et de la préférence affichée par l’autorité de déployer des moyens pour réprimer plutôt que d’encadrer, le Comité exécutif a décidé d’annuler le rassemblement du 21’’ juillet, poursuit la note.

En effet, la plateforme indique avoir voulu d'abord participer à la consolidation de la paix sociale et de ne pas permettre à la "boulimie répressive du pouvoir de continuer à blesser, torturer, embastiller et envoyer à la morgue des citoyens qui veulent juste exprimer leur refus de la dictature, leur aspiration à plus de justice, de liberté et de prospérité". 

Toutefois, le F24 dit tenir l’opinion nationale et internationale à témoins sur les conséquences éventuelles d’entraves multiples à la liberté de manifester que les citoyens tiennent de la Constitution. 

La plateforme est en croisade ‘’contre les dérives dictatoriales d’un pouvoir qui a fini de semer la terreur dans le pays et qui veut manœuvrer et manipuler pour se maintenir par tous les moyens". Mais "à la violence aveugle de Macky Sall et de ses ministres", le F24 veut proposer une approche "intelligente, résiliente et stratégique à la hauteur des défis et des enjeux du contexte actuel".

Ce faisant, elle rappelle les points fondamentaux de sa lutte. Notamment la "libération immédiate des nombreux prisonniers politiques", le refus de la "restriction des libertés d’opinion, "d’expression et de manifestation" et l'exigence de la "mise en place d’une commission d’enquête indépendante à même de situer les responsabilités" sur les victimes des manifestations. 

 

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