La Fédération répond à l’‘’agitation’’

La Fédération sénégalaise de judo et disciplines associées (FSJDA) est sortie de son silence pour répondre au collectif des dirigeants de clubs contestant l’autorité de son actuel président et exigeant la tenue d’une assemblée générale élective anticipée.
Face à la contestation pressante d’une frange des acteurs de la discipline, la Fédération sénégalaise de judo et disciplines associées (FSJDA) a publié un communiqué ce vendredi pour clarifier la situation. Les responsables fédéraux ont tenu à répondre avec ‘’la plus grande fermeté’’ à l’‘’agitation’’ d’un ‘’groupe très restreint de clubs’’ tentant, ‘’par voie médiatique, d’imposer l’idée d’une assemblée générale élective anticipée’’.
Mercredi dernier, un collectif regroupant des responsables de clubs a tenu une conférence de presse pour annoncer leur désaccord avec l’autorité de l’actuel président de la FSJDA et son équipe. Cheikh Sadibou Ndiaye, Abdou Karim Seck et leurs camarades affirment avoir obtenu, par l'adoption d'une résolution, la tenue d'une assemblée générale élective anticipée. Le vote, organisé le 31 janvier dernier, aurait abouti à 34 voix pour l’AG anticipée et 17 contre, selon leurs explications. Ils ont ainsi déclaré que l’assemblée générale devait se tenir au plus tard le 5 mars dernier. Faute d’avoir obtenu le respect de la résolution, ils invitent la tutelle à faire en sorte que l’AG se tienne dans les plus brefs délais.
Dans son communiqué, la Fédération de judo estime que cette démarche est ‘’sans fondement statutaire, sans légitimité représentative et sans effet juridique’’. Les responsables fédéraux affirment qu’ils ne céderont à aucune forme de ‘’pression’’, ‘’agitation’’ ou ‘’manœuvre’’. ‘’L’assemblée générale élective se tiendra à l’échéance normale du mandat du bureau exécutif en exercice.’’ L’instance dirigeante précise également que ‘’ces prises de position n’engagent qu’une minorité isolée, très loin de refléter la volonté des près de quatre-vingts clubs que compte la Fédération’’.
Dans leurs récriminations, les membres du collectif dénoncent un manque de transparence dans la gestion de la fédération, une insuffisance de compétences et une rareté des compétitions pour les athlètes. La FSJDA réfute toutes ces allégations et les qualifie d’‘’affirmations manifestement inexactes’’. Concernant le défaut de réunion du comité exécutif avancé par ses détracteurs, la Fédération affirme que celui-ci s’est réuni de ‘’manière régulière’’ depuis 2024, malgré la ‘’contrainte majeure liée à la démolition du Dojo National Maître Amara Dabo’’. La dernière réunion, selon la note, remonte au 17 janvier 2026, au siège social de la FSJDA, Camp Lat Dior.
Les responsables fédéraux disent se concentrer sur le travail, ‘’pendant que certains s’agitent’’. Ils se déclarent également ‘’ouverts’’ au dialogue, mais ‘’uniquement dans le respect strict des cadres statutaires’’. Ils affirment agir dans l’intérêt du judo et refusent de se laisser détourner de leur mission par des ‘’intérêts particuliers’’. ‘’Elle (la Fédération) ne répondra ni aux injonctions ni aux tentatives de déstabilisation. Le calendrier électoral est intangible. Le judo sénégalais ne sera pas pris en otage’’, a assuré Ababacar Ngom et son équipe.
Me Ngom a été élu président de la Fédération sénégalaise de judo et disciplines associées en septembre 2022. Il a succédé à Babacar Wade, qui a dirigé l’instance pendant huit ans, de 2014 à 2022.
LOUIS GEORGES DIATTA







