L’Etat mise sur l’anticipation cette année

Dans le cadre de la gestion du risque d’inondation, le Sénégal vient de faire un grand pas avec la mise en place du Comité national de gestion intégrée du risque d’inondation (CNGIRI). Présentée le 23 avril 2026 à Diamniadio, cette nouvelle instance, selon une note rendue publique, vise à renforcer la coordination des acteurs, améliorer l’anticipation des risques et apporter une réponse plus efficace et durable face aux inondations. Dans un contexte marqué par le changement climatique et ses conséquences, ainsi que par l’urbanisation galopante, a poursuivi la même source, cette réforme traduit une forte volonté des plus hautes autorités de l’État de passer d’une gestion réactive à une approche structurée, continue et anticipative.
Mis en place par le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers la Direction de la prévention et de la gestion des Inondations (DPGI), le CNGIRI, selon le document, remplace le Comité national de gestion des inondations (CNGI). Cette évolution consacre un changement de paradigme : la gestion des inondations ne se limite plus à la période d’hivernage, mais s’inscrit désormais dans une logique permanente, fondée sur l’anticipation, la prévention et la coordination. "L’hivernage 2026 sera placé sous le sceau de l’anticipation, d’une coordination renforcée et d’actions structurantes et préventives, afin de mieux protéger nos concitoyens et renforcer la résilience de nos territoires", soutenait Dr. Cheikh Tidiane Dièye.
En outre, selon le document, le CNGIRI se positionne comme une instance permanente de concertation et de coordination car il permettra d’assurer une meilleure cohérence des interventions, de renforcer la coordination institutionnelle et d’améliorer le suivi et l’évaluation des actions. Le dispositif s’appuie notamment sur un comité de pilotage, chargé de définir les orientations stratégiques et d’assurer la coordination intersectorielle, ainsi que sur un comité technique, en charge du suivi opérationnel des actions. Ainsi, il réunit plusieurs acteurs institutionnels, notamment des représentants de la Présidence de la République, de la Primature, ainsi que de nombreux ministères sectoriels et des gouverneurs de région, garantissant ainsi une approche transversale et concertée.
À l’issue de la réunion du Comité national de Gestion des Inondations, plusieurs orientations ont été retenues afin de renforcer la préparation de l’hivernage 2026. Elles portent, d'après le document, sur le renforcement de l’anticipation à travers la diffusion d’informations fiables sur les risques, la mise en place de plans d’actions coordonnés sur les sites critiques, l’accélération des opérations pré-hivernales, ainsi que le renforcement de la sensibilisation et de l’implication des collectivités et des communautés. Face à ces enjeux, le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Docteur Cheikh Tidiane Dieye, a appelé à une mobilisation accrue de l’ensemble des acteurs, a conclu la même source.







