Publié le 5 Jun 2026 - 09:35

Menaces de mort à Fatick 

 

Les services de police ont enregistré ces derniers jours plusieurs interpellations dans le cadre d'affaires de violences et d'agressions. À Fatick, un homme a été déféré pour menaces de mort avec arme blanche après un différend familial. La Sûreté urbaine du Commissariat central de Fatick a procédé au défèrement au parquet d’un individu poursuivi pour menaces de mort avec arme blanche. Selon les informations communiquées par la police, les faits remontent à la nuit du dimanche 31 mai 2026. Vers 22 h 55, une dame a contacté les services de police pour signaler une situation d’urgence à son domicile. Elle a affirmé que son frère, muni d’un couteau, proférait des menaces de mort à son encontre.

Craignant pour leur sécurité, la requérante s’était enfermée dans sa chambre avec son époux et leurs enfants. Elle a indiqué aux policiers que le mis en cause tentait de forcer la porte de la pièce et que leur intégrité physique était menacée. Alertés, les éléments de la Brigade de recherche, qui effectuaient une patrouille dans le secteur, se sont immédiatement rendus sur les lieux. À l’arrivée des policiers, le suspect avait déjà pris la fuite. Les recherches engagées dans le quartier ont toutefois permis son interpellation peu après. Il était alors en possession du couteau présenté comme l’arme utilisée lors des menaces. Les investigations ont révélé que l’incident serait lié à un différend portant sur une somme de 200 000 F CFA.

Le mis en cause estimait que cet argent lui revenait au titre d’un investissement réalisé par leur défunte mère dans la construction de la maison familiale, aujourd’hui propriété de sa sœur aînée. Toujours selon l’enquête, le beau-frère du suspect lui avait remis la somme réclamée afin d’éviter toute escalade. Mais l’exigence de signer une décharge de réception aurait provoqué sa colère. Entendu par les enquêteurs, l’intéressé a contesté les faits qui lui sont reprochés.

À l’issue de sa garde à vue, il a été présenté au parquet du Tribunal de grande instance de Fatick le 2 juin dernier. Les services de police indiquent par ailleurs qu’il était déjà connu de leurs fichiers pour une affaire de coups et blessures volontaires ayant conduit à sa condamnation en 2021.

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