Publié le 31 Jan 2024 - 10:50
PDS VS CC

Suite et pas fin

 

Dans une missive, ce mardi, le Parti démocratique sénégalais a réagi au  communiqué du Conseil constitutionnel du lundi 29 janvier.

 

Malgré la contre-attaque du Conseil constitutionnel de ce lundi, le PDS ne compte pas lâcher du lest. En effet, tout en rappelant son attachement au principe de la séparation des pouvoirs, la formation libérale souligne que la “souveraineté nationale appartient au Peuple sénégalais, qui l'exerce par la voie de ses représentants”.

Le PDS a fait savoir également que les membres du Conseil constitutionnel ne devraient en aucun cas être considérés comme des intouchables. En outre, il estime qu'il existe des dispositions juridiques permettant à l'Assemblée nationale d'apprécier le travail de cette haute institution. “La création d'une commission d'enquête parlementaire est prévue par la loi organique n° 2002-20 du 15 mai 2002 (modifiée en 2019) portant règlement intérieur de l'Assemblée nationale, qui tient ses pouvoirs de la Constitution. Sa mise en œuvre par les représentants du peuple n'affecte en rien le principe de la séparation des pouvoirs, d'autant plus qu'il s'agit de faire la lumière, conformément à la loi, et en l'absence de toute procédure pénale, sur des faits graves soumis à l'attention de l'Assemblée nationale”.

Dans sa déclaration, PDS ne cache pas son indignation vis-à-vis de ce qu'il qualifie de “menaces proférées par les sept juges du Conseil constitutionnel contre l'auteur de la demande d'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire, les formations et coalitions politiques qui l'ont soutenue, le bureau de l'Assemblée nationale, la Conférence des Présidents et la Commission des lois de l'Assemblée nationale. Il est rappelé que seule l'Assemblée nationale est souveraine”.

In fine, le parti du président Abdoulaye Wade refuse de voir le conseil constitutionnel poursuivre l'arbitrage du processus électoral. “Pour la première fois dans l'histoire du Sénégal, nous avons un Conseil constitutionnel qui, dans sa formation actuelle, a perdu toute crédibilité. Le Conseil constitutionnel est donc disqualifié pour arbitrer toute élection juste, démocratique, transparente et inclusive”.

 

 

Mamadou DIOP

Section: 
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État
L'AFFAIRE ASER OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE Du livre de Bachir Fofana à la conférence de Thierno Alassane Sall
ASSEMBLEE GÉNÉRALE PS DEMAIN : L’Union régionale de Dakar dénonce des appels à la violence
Alain Diouf remplace Aminou Lo…
Pastef-Les Patriotes
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye