Publié le 13 Apr 2026 - 12:14
POSTES ET TÉLÉCOMMUNICATION

Comprendre les secteurs régulés

 

Un atelier d'échange entre les professionnels des médias et l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) est organisé autour des secteurs régulés. À cette occasion, l’ARTP et la Convention des jeunes reporters ont signé une convention de partenariat.

 

Un forum de partage et d’échange entre les journalistes et professionnels de l’information et l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) se tient durant deux jours. Ce séminaire vise à vulgariser les missions de l'ARTP auprès des professionnels des médias sur les secteurs régulés. Il s’agit d'informer ces derniers, de les sensibiliser, à travers ce séminaire, pour qu’ils puissent partager l'information juste et expliquer le contenu des décisions prises auprès du grand public.

"L’ARTP a pour mission d'assurer l'équilibre, donc de réguler le secteur des communications électroniques, mais également le secteur postal. Et à cet effet, ces missions, bien qu'importantes pour le secteur, mais également pour le développement économique et social du Sénégal, sont souvent méconnues du grand public," souligne le DG Dahirou Thiam.

Audit de SN La Poste

Par ailleurs, l’ARTP compte accompagner le secteur postal dans sa démarche de restructuration et rendre plus performante La Poste, qui traverse aujourd'hui des difficultés. M. Thiam a souligné qu’un audit a été réalisé, non pas sur les cours de prestations postales, mais sur ceux de l'opérateur postal, SN La Poste. Il note que l’ARTP prendra en charge les coûts liés à cet audit.

"Nous menons cet audit pour les opérateurs de télécommunications, mais à leur charge, c'est-à-dire qu'il incombe aux opérateurs de payer les coûts relatifs à cet audit. Mais compte tenu des difficultés que traverse la SN La Poste, l'ARTP, exceptionnellement, a pris en charge les coûts relatifs à la réalisation de cet audit," dit-il.

Il s'agit, ajoute-t-il, d'aider La Poste à établir une comptabilité analytique et à déterminer les coûts de chaque prestation effectuée, ce qui pourra constituer une base pour rendre plus efficace le service rendu aux populations.

En ce qui concerne le concours organisé par la CJRS destiné à primer les meilleurs reportages, l’ARTP affirme qu’elle serait ravie d'accompagner l'organisation de ce concours, pour primer les journalistes qui se seront révélés au cours de l'année, surtout dans le domaine numérique, mais également sur des sujets liés aux secteurs qu’elle régule.

Pour sa part, le Président de la Convention des jeunes reporters déclare que cet atelier, ouvert ce vendredi 10 avril, constitue une opportunité "précieuse". Il offre, dit-il, un cadre d’échanges entre régulateur et producteurs de contenus, entre expertise technique et regard journalistique. "Informer sur les innovations, expliquer les mutations technologiques, décrypter les enjeux liés aux données, à la connectivité ou encore à la régulation : voilà des missions essentielles pour permettre aux citoyens de comprendre le monde dans lequel ils évoluent," indique, pour sa part, M. Diagne.

Mais au-delà de la production de l’information, se pose avec acuité la question de l’accès à l’information, selon Mamadou Diagne. Pour lui, produire une information de qualité ne suffit pas si celle-ci n’est pas accessible à tous, de manière équitable, compréhensible et adaptée aux réalités des populations. "L’accès à l’information est aujourd’hui un levier fondamental d’inclusion numérique. Il conditionne la capacité des citoyens, notamment des jeunes, à s’approprier les outils technologiques, à saisir les opportunités offertes par le numérique et à exercer pleinement leur citoyenneté," dit-il, soulignant qu’un citoyen bien informé est capable de faire des choix éclairés, d’adopter les bons usages et de participer pleinement à la transformation numérique de son pays.

Par ailleurs, Mamadou Diagne informe que la CJRS travaille à la mise en place d’un incubateur dédié aux jeunes reporters, un espace d’accompagnement, de formation et de développement de projets médiatiques innovants. Cet incubateur, renseigne-t-il, vise à encourager l’émergence de nouvelles initiatives, à renforcer les compétences et à favoriser la production de contenus de qualité, adaptés aux réalités du numérique et aux besoins d’information des populations.

Lors de cette rencontre, la CJRS et l’ARTP ont procédé à une signature de partenariat. Cette signature marque "une avancée majeure," d'après M. Diagne. "Elle traduit notre volonté commune de structurer un écosystème où l’information de qualité, mais surtout accessible, accompagne pleinement le développement du numérique," soutient-il.

BABACAR SY SEYE

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