Les chantiers du BRT et du TER constituent un frein à l’écoulement des moutons, en cette veille de Tabaski. Le Syndicat unique des éleveurs dénonce la limitation des points de vente officiels due à ces travaux, ainsi que d’autres problèmes rencontrés dans le secteur. Les syndicalistes annoncent l’organisation d’un forum prochainement pour examiner les priorités de l’élevage.
Le Syndicat unique des éleveurs du Sénégal a fait face à la presse, hier, à moins de deux semaines de la Tabaski. Ils ont, dans les locaux de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS/Forces du changement), listé les difficultés que traverse le secteur de l’élevage. Dans le contexte actuel de veille de fête, la multiplication des points de vente reste une priorité. Une vente contrariée par les travaux du Train express régional (TER) et du Bus Rapid Transit (BRT) en cours à Dakar. Il existe actuellement 35 points de vente officiels dans la capitale sénégalaise. Ce qui est insuffisant aux yeux des syndicalistes pour qui la configuration de l’espace a été fortement déstructurée.
‘’Aujourd’hui, il urge d’envisager le réaménagement de cet espace mythique du ‘daaral’ de Dakar pour la vente et de l’entretien des ruminants, caprins et ovins’’, suggère le secrétaire général du Syndicat unique des éleveurs du Sénégal. D’après Amadou Sow, des sites habituels comme les alentours du stade Léopold Sédar Senghor, les deux voies de Liberté VI, Malika et Pikine n’ont pas pu, cette année, servir de points de vente. Pis, renseigne-t-il, des endroits étaient jadis aménagés par les opérateurs à leurs charges, sur accord du gouvernement. Ce qui n’est plus possible cette année.
A la place, ce sont les locaux de la foire de Dakar qui ont été mobilisés pour accueillir les moutons et leurs propriétaires, un espace qui risque d’ailleurs d’être exigu, selon les syndicalistes.
Outre cette question, les éleveurs ont également soulevé des problèmes relatifs à la sécurité, à l’assainissement, à l’eau et à l’électricité dans les points aménagés. ‘’Dans certains points de vente, les éleveurs sont confrontés à d’énormes difficultés, à savoir : l’éclairage des lieux, l’approvisionnement en eau, en aliment de bétail subventionné et souvent l’absence de toilettes’’, regrette Amadou Sow.
Pour satisfaire l’objectif du gouvernement qui vise 800 000 moutons cette année, les syndicalistes invitent la tutelle à parer aux besoins ponctuels dont les plus pressants, estiment-ils, restent l’installation d’un minimum d’infrastructures, de toilettes mobiles, d’abris provisoires, d’éclairage, entre autres.