La tutelle et les enseignants s’accordent sur le processus
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Depuis l’annonce du président de la République du recrutement de 5 000 enseignants, chaque acteur de l’école propose des voies et moyens d’y parvenir sans vicier le processus. Une rencontre entre la tutelle et les enseignants a permis aux acteurs de s’accorder sur le processus.
Les modalités de recrutement des 5 000 enseignants, comme annoncé par le chef de l’Etat, sont en cours d’élaboration. Lors des échanges hier entre la tutelle et les syndicats d’enseignants, il a été proposé une inscription via une plateforme mise en place à cet effet. La sélection des candidatures, le recrutement sur dossiers des titulaires de diplômes professionnels (CAP, diplômes Fastef, UGB) en priorité, le dépôt des dossiers auprès des IA et IEF, ainsi que l’organisation d’un test ou concours pour les titulaires de diplômes académiques avec au minimum le Baccalauréat, ont également été proposés. Ceux qui seront retenus subiront une formation de quatre mois en présentiel dans les CRFPE (centres régionaux de formation des personnels de l’éducation) et à la Fastef durant les grandes vacances, pour être affectés entre octobre et novembre 2021.
Pour pouvoir candidater, il faut être de nationalité sénégalaise et être âgé entre 18 et 40 ans, être diplômé de la Fastef ou être titulaire de la Licence ou d’un Master ou être titulaire du Certificat d’aptitude pédagogique (CAP) ou du Baccalauréat. Les sélectionnés seront informés par message au cours du mois de juin.
Par ailleurs, les enseignants recrutés bénéficieront d'un accompagnement pédagogique durant l'année scolaire. Ils seront d'abord des maîtres et professeurs contractuels avant de prétendre à l’intégration conformément aux textes. Un dispositif inclusif au niveau déconcerté pour le suivi du processus sera mis en place.
Toutes ces propositions émanent du ministère de l’Education nationale. Quant à la partie syndicale, elle a mis l'accent, dans son intervention, sur la nécessité de veiller à l'équité, à la qualité et à la transparence dans le recrutement, de former les enseignants non titulaires de diplômes professionnels avant leur prise de service et de recruter les titulaires du CAP et les titulaires de diplômes de la Fastef et de l’UGB, et de prendre en considération la liste d'attente actuelle des élèves-maîtres. Le G7 a également, au cours de cette rencontre, insisté sur la nécessité d'une reprise sans délai des négociations gouvernement/-G7, relativement aux préavis de grève déposés qui mettent tous l' accent sur la fin des lenteurs administratives, la situation des enseignants décisionnaires et l’application du protocole d'accord du 30 avril 2018, seul gage d’un système éducatif apaisé.
Le ministère, a pour sa part, annoncé avoir élaboré un plan quinquennal (2021-2025) de résorption des déficits en enseignants, en salles de classe et en tables-bancs. Le déficit en enseignants à résorber est de 35 552, d’ici 2025. Il est également prévu le recrutement de 400 inspecteurs de l’éducation pour améliorer l'encadrement des enseignants, à raison de 90 par an. Sur 5 000 recrutés, 3 650 seront affectés au préscolaire, à l’élémentaire et dans les Daaras modernes. Le moyen secondaire comptera 1 350 recrues.
Une prochaine réunion aura lieu pour partager les conclusions avec les différents partenaires.
E. M. FAYE