Une enveloppe de 200 millions FCFA distribuée à 400 jeunes femmes

À travers le projet E4Y (Dieumbeut), le consortium Dekkandoo, en partenariat avec Teranga Capital et la BNDE, lance un ambitieux programme de 200 millions de FCFA pour soutenir l’entrepreneuriat féminin dans la région nord. Pour les initiateurs, l’objectif est de renforcer durablement la résilience économique des jeunes femmes et des communautés vulnérables.
La région de Saint-Louis franchit une nouvelle étape dans la promotion de l’autonomisation féminine. Le consortium Dekkandoo a officiellement lancé le Projet de renforcement de la résilience et de l’autonomisation socio-économique des jeunes, des femmes et des communautés vulnérables dans le nord du Sénégal, dénommé E4Y (Dieumbeut). Ce programme cible prioritairement les femmes âgées de 18 à 35 ans, en leur offrant un meilleur accès aux opportunités économiques, à la formation et au financement. Selon Abdou Khaly Mbodji, coordonnateur du consortium Dekkandoo, l’initiative vise à améliorer durablement les conditions de vie des bénéficiaires à travers le renforcement des capacités, la promotion de l’entrepreneuriat et le soutien aux activités génératrices de revenus. « Ce modèle agit à plusieurs niveaux : il soutient l’autonomisation financière des femmes, renforce leur capacité de prise de décision et encourage leur engagement en matière de santé et de bien-être », explique-t-il.
Pour cette première phase, plus de 400 jeunes femmes évoluant dans la chaîne de valeur agricole et de l’élevage bénéficient d’un accompagnement technique et financier. À court terme, le programme devrait également s’étendre à la pisciculture afin de diversifier les sources de revenus et de renforcer la sécurité alimentaire locale. Le projet bénéficie de l’appui d’un partenaire de gestion et d’une institution financière, la BNDE, ainsi que de Teranga Capital. Une enveloppe de 200 millions de FCFA a été mobilisée pour financer les initiatives entrepreneuriales dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de l’agroalimentaire et de l’agro-industrie. Pour Jean-Mermoz Kouakou, chargé de programmes Lead E4Y à Teranga Capital, ce partenariat marque le début d’une collaboration prometteuse. « Nous avons plusieurs piliers, dont l’accès au financement pour les jeunes de 18 à 35 ans. Grâce à cette collaboration avec Dekkandoo, 400 jeunes de Saint-Louis pourront bénéficier d’un accompagnement vers l’autonomie financière. Nous espérons, lors des prochaines phases, élargir le programme à 1 000 bénéficiaires et augmenter l’enveloppe financière », souligne-t-il.
La question du remboursement des crédits constitue un principe fondamental du dispositif. Abdou Khaly Mbodji insiste sur un taux de remboursement de 100 %. « Il est hors de question de ne pas rembourser un crédit. Ce n’est pas seulement une obligation, c’est un principe de gestion. Rembourser convenablement permet à d’autres femmes de bénéficier du financement. » Un enjeu crucial quand on sait que plus de 8 000 femmes sont inscrites dans la base de données du consortium, pour seulement 400 sélectionnées lors de cette première cohorte. Les autorités locales saluent cette initiative. Mamadou Ndiaye, adjoint au maire et représentant de la commune de Ndiébène Gandiole, y voit un levier majeur de développement local. « Notre mission est de promouvoir le développement économique. Ce projet, qui cible particulièrement les jeunes femmes, nous va droit au cœur. Nous encourageons une gestion rigoureuse par les groupements féminins afin d’en assurer la réussite. »
IBRAHIMA BOCAR SÈNE
SAINT-LOUIS







