Publié le 12 Jun 2014 - 22:33
TAUX D'INVESTISSEMENTS DE 40% DU BUDGET POUR 3,9% DE CROISSANCE

Quand l'inefficacité des dépenses publiques plombe l’économie

 

Le Sénégal doit relever le défi de l'efficacité des dépenses publiques s'il veut atteindre des taux de croissance élevés, tel que fixé dans le Plan Sénégal Émergent. L’avis est du ministre du Plan. 

 

Le Sénégal a affiché ces dernières années des taux d'investissements supérieurs à 40% du budget. Mais les résultats restent toujours mitigés. Selon le ministre du Plan, Abdoulaye Baldé, ''beaucoup de dépenses d’investissements  ont été réalisées durant cette dernière décennie et pourtant  nous avons des taux de croissance qui tournent en moyenne autour de 3,9%''. 

Toujours à en croire le ministre du Plan,  des pays africains non exportateurs de ressources naturelles, ayant des taux d’investissement plus faibles que le Sénégal, affichent des taux de croissance économique largement supérieur au nôtre. Des taux qui ont même atteint 6%. Ce qui pose, selon lui, le débat de l'efficacité dans les dépenses publiques. Sur ce chapitre, il est nécessaire, selon le ministre, de voir comment ''améliorer l'investissement dans les secteurs porteurs de forte croissance pour booster la croissance économique et rendre la dette soutenable.

Cela nécessite ''d'opérer les ruptures nécessaires pour relever le niveau des investissements productifs''. Pour vaincre ce paradoxe, il faut aussi passer par la ''restauration de la chaîne de planification et notamment par l’évaluation  des projets publics et la prise en compte avec la plus grande rigueur des nouveaux types de financement des investissements publics'', propose Abdoulaye Baldé. 

Ces faibles performances économiques ont marqué l'économie de notre pays de 2000 à 2013. Aujourd'hui, l'action de l’État est de favoriser la croissance économique et améliorer le niveau de développement. ''Ce nouveau système doit contribuer à asseoir un État plus efficace et garant de l'intérêt général'', soutient-il. 

Le Ministère du Plan a organisé hier une conférence sur ''les investissements publics, la croissance économique et la soutenabilité de la dette''. Une rencontre qui s'inscrit dans une série que le Ministère du Plan compte tenir pour un ''souci de concertation et de débat sur les enjeux économiques.

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 
 

 

Section: 
SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS : L’Afrique de l’Ouest face à un défi de santé publique et de développement
MAGAL DE TOUBA 2025 - ÉTUDE Des retombées économiques estimées à 629,6 milliards F CFA
CONFÉRENCE NTA-AFRICA À SALY : L'Afrique veut donner une valeur économique au travail de soins
Le nouveau plafond fixé par l'ARM conteste
Le magal de Touba pèse 629,6 milliards de f CFA
DIVIDENDE DÉMOGRAPHIQUE EN AFRIQUE : Les Observatoires nationaux évaluent les progrès de la Feuille de route de l’UA
Abdourahmane Doura Baldé : Un Leader Visionnaire pour la LONASE et Kolda
INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE DANS LE MONDE EN 2025 : 645 millions ont souffert de la faim dont la moitié en Afrique
POLITIQUES CLIMATIQUE ET ÉNERGÉTIQUE : Une trentaine de journalistes à l’école de l’urgence environnementale
TRANSITION ECOLOGIQUE : L’Afrique affine sa démarche
FINANCES DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES : L’OBFiLoc à l’épreuve des données
FINANCES DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES : L’OBFiLoc à l’épreuve des données
EAU POTABLE DANS LA ZONE NORD : L'État investit une enveloppe de 28,5 milliards FCFA
LÉNA TALL FAYE, PRÉSIDENTE DU SNBTP : La première femme à la tête du patronat des BTP
El Talentòn Sénégal- Gambie
SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE : Diomaye Faye appelle à la création d’un pacte national
COMMANDE PUBLIQUE – EMPLOIS – DROITS DES TRAVAILLEURS : Les chantiers de la misère
Production d’électricité
Entrepreneuriat féminin
ICS - NATIONALISATION OU CENSURE : Vers un bras de fer entre exécutif et législatif